Papa, dis moi …

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Papa, dis-moi c'est quoi la migration des oiseaux ?

Quand on parle de migration des oiseaux, on imagine tout de suite les oiseaux en V volant vers le Sud. Et c’est exactement ça : la migration des oiseaux se fait deux fois par an : une fois vers le Sud au début de l’automne, et une fois vers le Nord au courant du printemps. Alors évidemment, cela ne s’applique pas à tous les oiseaux mais seulement aux oiseaux dits migrateurs. Les autres sont dits sédentaires car ils restent toute l’année sur le même territoire. Les raisons principales de la migration des oiseaux est le manque de nourriture, les conditions météorologiques et la diminution des longueurs des journées. Tandis que les oiseaux sédentaires adaptent leur nourriture tout au long de l’année sur leur territoire, les oiseaux migrateurs sont près à faire plus de 10000 kilomètres comme les hirondelles pour atteindre leur zone d’hivernage.

Oiseaux au repos dans les prairies inondées

Mais voyager se prépare : les oiseaux font des réserves de graisse et de muscle, certains vont aller jusqu’à doubler le poids. Cette période de préparation dure environ deux semaines et s’appelle la phase d’agitation. Puis le voyage commence : beaucoup de facteurs influent sur leur voyage comme le vent, la température et les dangers. Par exemple, certains volent la nuit pour ne pas se faire attraper par un prédateur et d’autres, c’est l’inverse. C’est pour cela que durant la migration, le taux de mortalité chez les oiseaux est le plus élevé. Entre les prédateurs et la météo capricieuse, un autre facteur rentre en jeu : l’homme. Celui a créé de nombreux obstacles sur les routes migratoires : fils électriques, pollution, déchets en mer, véhicules, animaux domestiques qui deviennent des prédateurs, chasseurs qui dépeuplent les espèces pour le plaisir. Tout cela n’empêche pas une certaine partie des oiseaux partis initialement d’atteindre le Sud, c’est-à-dire la zone du Maghreb au Sahara voire jusqu’à l’extrême Sud, et y restent jusqu’au printemps pour tout recommencer dans l’autre sens.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi c'est quoi le coronavirus ?

Le coronavirus ou la COVID est une maladie qui depuis plus d’un an est entré dans notre vie de tous les jours. Entre les confinements, couvre-feu et autres restrictions tels que le masque, tu as dû t’en rendre compte.

Mais finalement, c’est quoi le coronavirus ?

C’est un virus trés contagieux, c’est-à-dire qu’il se transmet trés facilement, qui circule dans le monde entier. Vu que c’est un microbe, un peu comme la grippe ou la gastro-entérite, il est invisible à l’oeil nu. On peut l’attraper quand quelqu’un qui est malade éternue ou tousse à côté de toi sans se mettre la main devant la bouche. Mais on peut aussi l’attraper par contact, c’est-à-dire que si quelqu’un d’infecté touche un objet, que tu y touches après, et que tu te frottes les yeux, la bouche ou le nez, tu risques d’attraper la maladie. Quand on est malade, les symptômes sont les suivants : tu tousses ou éternues, tu as de la fièvre, tu es fatigué, et plus grave, tu peux avoir de gros problèmes de respiration. Alors dans la plupart des cas, les personnes malades guérissent en quelques jours avec beaucoup de repos et des médicaments le temps que les défenses immunitaires se mettent en place. Malheureusement, certaines personnes ont des défenses moindres : par exemple, les personnes agées ou les personnes avec certaines maladies. Ces personnes sont considérées comme fragiles. Dans certains cas, si ces personnes sont malades, cela peut entraîner une hospitalisation, voire pire.

Vue microscopique du virus qui entraîne la maladie du Coronavirus

Pour éviter de l’avoir, il y a des gestes barrières, dans le sens où elles permettent d’empêcher le virus d’aller d’une personne à une autre. Ces petits gestes sont là pour faire disparaître le virus et protéger les personnes fragiles. Je vais t’expliquer ces gestes :

  • Si tu éternues, fais le dans ton coude ou dans un mouchoir que tu jetteras juste après ;
  • Evite de toucher ta bouche, tes yeux et ton nez qui sont les portes d’entrée de la maladie ;
  • Evite de faire des bisous ou des câlins aux personnes qui ne vivent pas dans ta maison ;
  • Ecarte-toi de tes copains d’environ un mètre pour que si ils éternuent, la maladie ne vienne pas jusqu’à toi ;
  • Lave-toi les mains très régulièrement, et assez longtemps, surtout dès que tu as été en contact avec des corps étrangers.
  • Porte un masque, cela arrêtera la maladie de rentrer par ta bouche ou ton nez.

Grâce à ces gestes, ceux-ci vont aider à faire disparaitre le coronavirus.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi les orties piquent ?

Quand on rencontre une ortie, le premier contact est disons assez piquant. On en ressort avec des démangeaisons, alors que si on avait rencontré une paquerette, cela n’aurait pas été le cas. Pourquoi ? Revenons sur cette rencontre. A peine l’effleurement fait entre notre peau et la tige ou les feuilles de l’ortie que des cloques rouges apparaissent. Pour la couleur des cloques, cela est dû au fait que le sang arrive dans la cloque.

Si on regarde d’un peu plus près l’ortie, celle-ci est entièrement recouverte de petits poils. Ces poils sont là pour protéger la plante. Chacun de ces poils se finit par une pointe en silice qui permet au dard de se planter comme une aiguille dans la peau. Chaque pointe en silice est coiffée d’une ampoule contenant un liquide urticant qui se brise comme du verre au moindre frottement. Ce liquide est composé principalement de deux composants :

  • l’acide formique, que l’on retrouve aussi dans le dard des abeilles et dans celui d’autres insectes, comme les fourmis (d’où le nom “acide formique”) ;
  • l’histamine qui cause les rougeurs, sensations de brûlure et autres sensations de démangeaisons.

Malgré le côté urticant de l’ortie, cette plante a aussi de nombreux côtés car c’est une source importante de vitamines. Les hommes et de nombreux animaux s’en servent de nourriture. On peut aussi l’utiliser comme engrais car elle est riche en sels minéraux et oligoéléments, ou dans le textile car elle est composée de longues fibres, mais aussi comme plante médicinale car elle est riche en fer, calcium, magnésium, potassium et phosphore. La technique pour la cueillir sans rien risquer est de pincer la tige de l’ortie (pour la plupart d’entre elles) à base et de tirer fermement. Mais bon pour éviter toutes démangeaisons, on vous recommande une paire de gants.

Papa, dis-moi pourquoi les orties piquent

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi est-ce qu’on pète ?

Un des plus célèbre accessoire de farces et attrapes, en forme de ballon fermé par une valve qui s’ouvre lorsque quelqu’un s’assoit dessus, et produisant un son semblable à un pet, s’appelle le coussin péteur. Il a pour origine l’empereur romain Héliogabale qui a piégé ses invités de la même façon, on doit la forme moderne de l’accessoire à la JEM Rubber Company de Toronto en 1930, qui fût un réel succès.

On parle de pets, de gaz intestinaux ou de flatulences, mais pourquoi ces bruits incongrus qui font tant rire nos congénères ? D’où provient cet air qu’on a dans le ventre ?

La flatulence, qui vient de inflatio voulant dire inflation et flatus voulant dire souffle, est la production de gaz intestinaux accumulés dans l’intestin ou l’estomac et provoquant des ballonnements, qui son expulsés hors du corps, généralement par l’anus, de façon volontaire ou involontaire, parfois accompagnés d’un bruit et très souvent d’une odeur.

Même s’ils sont incommodants, les gaz sont rarement dangereux. Il est normal d’avoir des gaz, on estime que les hommes et les femmes ont en moyenne une dizaine de gaz par jour.

Panneau d’avertissement de pet

Cela est dû à un phénomène qu’on appelle la digestion humaine, c’est un ensemble d’actions mécaniques et chimiques. Elle se déroule après l’ingestion d’aliments dans le système digestif. Tout débute dans la bouche, l’action des dents et de la langue associée à la salive qui contient des enzymes, des agents empêchant la prolifération des bactéries et la lubrification des aliments pour faciliter la déglutition, entament le processus de dégradation de la nourriture. D’où l’utilité de bien mastiquer tes aliments avant d’avaler. La nourriture descend ensuite jusqu’à l’estomac grâce à des contractions rythmées de l’œsophage. Ce qu’on appelle l’épiglotte située dans la gorge joue un rôle important pour boucher la trachée et ainsi éviter que tu t’étouffes avec la nourriture, ce qu’on appelle communément la « fausse route ». Là encore, manger doucement, en savourant les aliments est un bon moyen d’éviter ça.

Une fois arrivés dans l’estomac qui a une capacité d’environ 2 litres, la nourriture est mélangée aux sucs gastriques qui servent à les dégrader en nutriments. Ceux-ci arrivent dans les intestins où ils sont transportés dans le système circulatoire (le sang et la lymphe) pour répondre aux besoins en glucides, lipides, protéines, vitamines, sels minéraux et eau des cellules de l’organisme.

Les déchets solides, comme par exemple les fibres, qu’on appelle fèces sont propulsés vers le rectum, compactés et, lors de la défécation, expulsés par le canal anal et l’anus.

Lors de tous les processus de la digestion, il est produit des gaz gastro-intestinaux s’accumulant dans l’estomac et dans l’intestin. On appelle cela des flatulences. C’est ça qui produit le pet par l’anus, de la même façon que le rot qui lui est fait par la bouche. Le bruit qui est produit varie en fonction de la compression des fesses et la vibration du sphincter, qui est le muscle qui permet de refermer l’anus.

L’odeur du pet est, quant à elle, due à la présence de gaz odorants sulfurés, d’azote, d’oxygène, de dioxyde de carbone, d’hydrogène et parfois même de méthane.
Certains aliments sont réputés favoriser la production de gaz, comme les flageolets.
De simples habitudes peuvent diminuer la flatulence, comme éviter de boire des boissons gazéifiées, éviter les aliments riches en sucres complexes, faire de l’exercice régulièrement.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi les asiatiques plissent les yeux ?

Tout simplement parce que ton oncle a des origines asiatiques. Je sais : la réponse est facile, mais ne t’inquiètes pas, je vais approfondir. C’est ce que l’on appelle un caractère génétique. Mais d’où vient cette transformation ? Les origines de l’Homme remontent en Afrique. Lors des migrations, certaines peuplades se seraient dirigés vers l’Asie. Mais la configuration du terrain et la météo n’étant pas la même, des vents violents, de la forte réverbération du soleil sur la neige et des températures plus froides ont obligé ces peuplades à plisser les yeux. A tel point, que peu à peu une couche de peau se serait formé pour protéger leurs yeux. On appelle cette petite masse de graisse formée au niveau de la paupière, le pli épicanthique c’est-à-dire entre l’arcade et la paupière. Cette modification génétique se serait alors transmise de génération en génération. Pour montrer l’importance du climat dans ce changement, on peut observer que chez les habitants d’Asie du Sud, le pli des yeux est moins marqué qu’au Nord car le climat du Sud est moins difficile que dans le Nord de l’Asie : plus chaud, moins de vent, pas de neige.
On peut retrouver des peuplades avec les yeux bridés ailleurs qu’en Asie : ainsi certains peuples indigènes d’Amérique comme les Amérindiens ou des peuplades d’Arctique, comme les Inuits, montrent l’influence du climat dans ce caractère génétique. Par contre, on peut retrouver ce pli de l’œil en Afrique sur l’île de Madagascar. Cela s’explique par des migrations d’Indonésie vers Madagascar autour de l’an 0.

Pli épicanthique, principalement chez les humains d’origine asiatique

Une légende a une toute autre histoire : les yeux bridés des asiatiques viendraient d’un concours de grimaces. Le gagnant aurait plissé les yeux. Mais les spectateurs fans de cette grimace auraient voulu en faire autant. A noter que la première réponse a un poids scientifique plus important.

Source : Wikimedia Commons

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