Papa, dis moi …

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Papa, dis-moi pourquoi les chats ronronnent ?

Si tu as un chat, il y a un moment qui a dû t’arriver : assis sur un canapé, tu caresses ton chat et il se met à ronronner. Mais pourquoi ? Tout d’abord, un ronronnement est un petit bourdonnement sourd et régulier émis par un chat. Il est souvent émis par les carresses mais pas seulement. En fait, pour les chats, ce ronronnement remonte à leur plus jeune âge voire même jusqu’à leur naissance. Ainsi, durant l’accouchement, les chattes utilisent le ronronnement pour calmer la douleur. Mais grâce à ceux-ci, les chatons sortant du ventre de leur mère et qui sont encore aveugles et sourds réussissent à trouver la direction jusqu’aux mamelles de leur mère. Ainsi ce ronronnement reste pour le chat un élément de calme et de confiance. Le chat devenu plus grand le reproduit avec son maître ou sa maîtresse quand il est posé au calme et détendu. De plus, le chat peut l’utiliser pour tendre vers le calme. Par exemple, les chats sauvages peuvent ronronner quand ils sont face à un problème et une menace, ou un chat domestique peut commencer à ronronner quand il arrive chez le vétérinaire, qui peut être une source de stress pour lui.

Un chat qui dort et reste au calme

Mais comment font-ils pour ronronner ? Le son est créé par les cordes vocales du chat. Quand il respire, l’air passe à travers les cordes vocales, situées dans le larync et le diaphragme, qui tremblent et qui crée ce ronronnement.

Sais tu aussi que le ronronnement a des bienfaits sur les humains ? Ce bruit agirait sur l’amygdale qui est une zone du cerveau liée aux émotions, et déclencherait une émotion similaire à celle que l’on aurait besoin pour être apaisé face à une situation de stress. C’est en fait un déstressant naturel. Les spécialistes appellent cela la ronronthérapie.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi on rêve ?

Quand on sait que l’on passe environ un tiers de notre vie à dormir, et environ six années à rêver, il est temps de se poser la question. Pour rêver, il faut dormir et pour cela, il faut savoir comment se passe le sommeil. Celui-ci a quatre phases :

  • l’endormissement : on somnole et on est à moitié conscient ;
  • le sommeil léger : on ne se rend plus compte des évènements extérieurs mais un bruit peut nous réveiller ;
  • le sommeil profond : le rythme cardiaque ralentit, le rythme respiratoire aussi, le corps récupère alors de la fatigue ;
  • le sommeil paradoxal : on dort profondément et c’est dans cette zone que la grande partie des rêves se font.

Peinture nommée Dickens’ Dream

Le pourquoi des rêves n’a pas réellement de réponses car malgré de nombreuses recherches, la science n’est est qu’aux prémices de la réponse. Quelques informations sont pourtant intéressantes. La phase de sommeil durant laquelle se forme les rêves est aussi la phase qui permet au cerveau de consolider la mémoire. Est-ce lié ? Rien n’est moins sûr. En fait, le rêve pourrait être un effet secondatire du travail du cerveau au moment de la mémorisation, et lui permettrait ainsi de changer de phase de sommeil. De plus, le rêve permettrait au cerveau d’apprendre à gérer des situations de crise avant qu’elles n’arrivent, ou de répéter une période d’émotions fortes pour que le cerveau soit plus préparé à une nouvelle étape.

Mais pourquoi n’arrive-t-on pas à raconter un rêve ? Un rêve comme un cauchemar sont formés par des images souvent incohérentes. Ces images sont formés par une zone du cerveau qui n’est pas la zone de la vision, dans une zone proche dite du canal de l’imaginaire. Durant le sommeil, une partie du cerveau étant au repos dont le lobe préfontral qui gère la cohérence des informations, les images du rêve deviennent dès lors incohérentes. Cela explique la difficulté que l’on a à raconter des rêves au réveil.

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Papa, dis-moi est-ce que les mouches ont des oreilles ?

Je confirme que la question peut paraître bizarre. Mais c’est la première question que ma fille m’a posée en voyant une mouche se poser sur sa main. Quand on regarde une mouche de très prêt, on voit aucune oreille. Et c’est normal car elles n’en ont pas besoin. Mais pourquoi ? Car elles n’utilisent pas leur ouïe pour se répérer. Evidemment, il existe des exceptions comme l’espèce Ormia ochracea qui a une ouïe plus fine que la nôtre : elles ont deux oreilles composées de quelques centaines de cellules nerveuses qui sont placées à 500 micromètres de distance. Les oreilles de cette espèce de mouche sont tellement puissantes qu’elles permettent à ces mouches de repérer un criquet à plusieurs dizaines de mètres de distance.

Mais si en général la mouche n’a pas d’oreilles, comment se repère-t-elle dans l’espace ? Une mouche vole en général toujours en cercle, car cela reste la route la plus sûre pour éviter les murs. De plus, la mouche se repère grâce à ces yeux mais comme elle va trop vite, elle ne peut analyser toutes les images qu’elle recoît. Du coup, elle ne peut que faire de la correction de trajectoire pour changer de son cercle. Elles utilisent dans ce cas les rayons lumineux pour se repérer. Ainsi pour changer leur angle de vol, elles se débrouillent pour suivre l’incidence des rayons du soleil et ainsi changer leur cap.

La mouche domestique de l’espèce Musca domestica

Dernière question “mouchesque” : pourquoi se nettoient-elles les pattes tout le temps ? En fait, les mouches ont des poils sensoriels au bout de leurs pattes. Mais la moindre poussière ou nourriture gêne alors ces capteurs. Donc les mouches sont continuellement dans le besoin de nettoyer leurs pattes.

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Papa, dis-moi pourquoi le baillement est contagieux ?

Avant de parler de contagion, je vais expliquer pourquoi on baille. Un baillement est tout d’abord une ouverture de la bouche, mais aussi un étirement musculaire. En moyenne, cela dure entre 5 et 10 secondes. Quand on découpe le baillement, il y a quatre étapes :

  • une inspiration lente et profonde avec la bouche grande ouverte ;
  • un agrandissement du pharynx de quatre fois par rapport au repos en même temps qu’une ouverture du larynx ;
  • le thorax plein, un court arrêt des flux ventilatoires ;
  • une expiration lente, voire bruyante, accompagné d’une relaxation de tous les muscles impactés par le baillement.

Mais quel est le but du baillement ? Il est là pour stimuler le bailleur. Ainsi, le baillement a souvent lieu quand le corps change de rythme soit entre le sommeil et l’éveil, soit entre la faim et la satieté. Par exemple, on baille au réveil, ou lorsqu’on est fatigué, ou lorsqu’on a faim, ou lorsqu’on a trop mangé, pour que notre corps se stimule et se reconnecte au monde qui l’entoure. Il est aussi utilisé par les sportifs afin d’évacuer le stress avant une compétition, et ainsi arrivé totalement relaxé dans l’instant présent.

Quand on est poli et que l’on baille, on se met la main devant la bouche

Mais pourquoi dit-on qu’il est contagieux ? Est ce qu’en regardant la photo ci-dessus ou en lisant cet article tu as baillé ? Ou simplement en regardant quelqu’un d’autre bailler ? Ce comportement serait expliqué par l’empathie que l’on crée inconsciemment avec les personnes qui nous entoure. Ainsi quand quelqu’un baille, on baille aussi afin de rejoindre l’autre dans son univers et ainsi montrer son appartenance à un groupe. Ce réflexe est totalement insconscient.

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Papa, dis-moi pourquoi le ventre gargouille ?

Ces bruits de gargouillis, tu les entends souvent quand tu as faim. On les appelle des borborygmes. Pour savoir d’où cela vient, il faut suivre la nourriture que tu ingères. Quand tu la manges, cette nourriture est broyée par tes dents, mélangé à la salive et passe par l’oesophage pour atteindre l’estomac. A cet endroit, la nourriture est de nouveau décomposé par les sucs gastriques pour transformer le tout en bouillie. Cette dernière par une vague de contractions musculaires se déplace dans l’intestin. Arrivée au bout, la bouillie est agglomérée sous formes de selles au niveau du colon et ressort via le rectum.

Abdomen d’un homme ou l’autre nom du ventre

Durant ce voyage, certaines zones sont assez difficiles comme la zone à la sortie de l’estomac et qui donne sur l’intestin. C’est à ces moments que l’on peut entendre ces borborygmes. On les entend lorsque des contractions musculaires - qui ressemble un peu aux mouvements d’un ver de terre - dans l’intestin se passent, ou lorsque de l’air reste coincé dans les rainures musculaires. Ces contractions et ces mouvements d’air peuvent amener à créer des gazs assez bruyants, à tel point que cela peut s’entendre de l’extérieur du ventre. Mais on peut vraiment l’entendre à ce point ? Si le ventre est vide, il va fonctionner un peu comme une caisse de résonance donc un petit bruit va rapidement devenir plus fort. C’est aussi pour cela que l’on associe ce bruit à la faim, alors qu’il est plutôt à associer à un ventre vide.

Source : Wikimedia Commons