Papa, dis moi …

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Papa, dis-moi pourquoi les orties piquent ?

Quand on rencontre une ortie, le premier contact est disons assez piquant. On en ressort avec des démangeaisons, alors que si on avait rencontré une paquerette, cela n’aurait pas été le cas. Pourquoi ? Revenons sur cette rencontre. A peine l’effleurement fait entre notre peau et la tige ou les feuilles de l’ortie que des cloques rouges apparaissent. Pour la couleur des cloques, cela est dû au fait que le sang arrive dans la cloque.

Si on regarde d’un peu plus près l’ortie, celle-ci est entièrement recouverte de petits poils. Ces poils sont là pour protéger la plante. Chacun de ces poils se finit par une pointe en silice qui permet au dard de se planter comme une aiguille dans la peau. Chaque pointe en silice est coiffée d’une ampoule contenant un liquide urticant qui se brise comme du verre au moindre frottement. Ce liquide est composé principalement de deux composants :

  • l’acide formique, que l’on retrouve aussi dans le dard des abeilles et dans celui d’autres insectes, comme les fourmis (d’où le nom “acide formique”) ;
  • l’histamine qui cause les rougeurs, sensations de brûlure et autres sensations de démangeaisons.

Malgré le côté urticant de l’ortie, cette plante a aussi de nombreux côtés car c’est une source importante de vitamines. Les hommes et de nombreux animaux s’en servent de nourriture. On peut aussi l’utiliser comme engrais car elle est riche en sels minéraux et oligoéléments, ou dans le textile car elle est composée de longues fibres, mais aussi comme plante médicinale car elle est riche en fer, calcium, magnésium, potassium et phosphore. La technique pour la cueillir sans rien risquer est de pincer la tige de l’ortie (pour la plupart d’entre elles) à base et de tirer fermement. Mais bon pour éviter toutes démangeaisons, on vous recommande une paire de gants.

Papa, dis-moi pourquoi les orties piquent

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi est-ce qu’on pète ?

Un des plus célèbre accessoire de farces et attrapes, en forme de ballon fermé par une valve qui s’ouvre lorsque quelqu’un s’assoit dessus, et produisant un son semblable à un pet, s’appelle le coussin péteur. Il a pour origine l’empereur romain Héliogabale qui a piégé ses invités de la même façon, on doit la forme moderne de l’accessoire à la JEM Rubber Company de Toronto en 1930, qui fût un réel succès.

On parle de pets, de gaz intestinaux ou de flatulences, mais pourquoi ces bruits incongrus qui font tant rire nos congénères ? D’où provient cet air qu’on a dans le ventre ?

La flatulence, qui vient de inflatio voulant dire inflation et flatus voulant dire souffle, est la production de gaz intestinaux accumulés dans l’intestin ou l’estomac et provoquant des ballonnements, qui son expulsés hors du corps, généralement par l’anus, de façon volontaire ou involontaire, parfois accompagnés d’un bruit et très souvent d’une odeur.

Même s’ils sont incommodants, les gaz sont rarement dangereux. Il est normal d’avoir des gaz, on estime que les hommes et les femmes ont en moyenne une dizaine de gaz par jour.

Panneau d’avertissement de pet

Cela est dû à un phénomène qu’on appelle la digestion humaine, c’est un ensemble d’actions mécaniques et chimiques. Elle se déroule après l’ingestion d’aliments dans le système digestif. Tout débute dans la bouche, l’action des dents et de la langue associée à la salive qui contient des enzymes, des agents empêchant la prolifération des bactéries et la lubrification des aliments pour faciliter la déglutition, entament le processus de dégradation de la nourriture. D’où l’utilité de bien mastiquer tes aliments avant d’avaler. La nourriture descend ensuite jusqu’à l’estomac grâce à des contractions rythmées de l’œsophage. Ce qu’on appelle l’épiglotte située dans la gorge joue un rôle important pour boucher la trachée et ainsi éviter que tu t’étouffes avec la nourriture, ce qu’on appelle communément la « fausse route ». Là encore, manger doucement, en savourant les aliments est un bon moyen d’éviter ça.

Une fois arrivés dans l’estomac qui a une capacité d’environ 2 litres, la nourriture est mélangée aux sucs gastriques qui servent à les dégrader en nutriments. Ceux-ci arrivent dans les intestins où ils sont transportés dans le système circulatoire (le sang et la lymphe) pour répondre aux besoins en glucides, lipides, protéines, vitamines, sels minéraux et eau des cellules de l’organisme.

Les déchets solides, comme par exemple les fibres, qu’on appelle fèces sont propulsés vers le rectum, compactés et, lors de la défécation, expulsés par le canal anal et l’anus.

Lors de tous les processus de la digestion, il est produit des gaz gastro-intestinaux s’accumulant dans l’estomac et dans l’intestin. On appelle cela des flatulences. C’est ça qui produit le pet par l’anus, de la même façon que le rot qui lui est fait par la bouche. Le bruit qui est produit varie en fonction de la compression des fesses et la vibration du sphincter, qui est le muscle qui permet de refermer l’anus.

L’odeur du pet est, quant à elle, due à la présence de gaz odorants sulfurés, d’azote, d’oxygène, de dioxyde de carbone, d’hydrogène et parfois même de méthane.
Certains aliments sont réputés favoriser la production de gaz, comme les flageolets.
De simples habitudes peuvent diminuer la flatulence, comme éviter de boire des boissons gazéifiées, éviter les aliments riches en sucres complexes, faire de l’exercice régulièrement.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi les asiatiques plissent les yeux ?

Tout simplement parce que ton oncle a des origines asiatiques. Je sais : la réponse est facile, mais ne t’inquiètes pas, je vais approfondir. C’est ce que l’on appelle un caractère génétique. Mais d’où vient cette transformation ? Les origines de l’Homme remontent en Afrique. Lors des migrations, certaines peuplades se seraient dirigés vers l’Asie. Mais la configuration du terrain et la météo n’étant pas la même, des vents violents, de la forte réverbération du soleil sur la neige et des températures plus froides ont obligé ces peuplades à plisser les yeux. A tel point, que peu à peu une couche de peau se serait formé pour protéger leurs yeux. On appelle cette petite masse de graisse formée au niveau de la paupière, le pli épicanthique c’est-à-dire entre l’arcade et la paupière. Cette modification génétique se serait alors transmise de génération en génération. Pour montrer l’importance du climat dans ce changement, on peut observer que chez les habitants d’Asie du Sud, le pli des yeux est moins marqué qu’au Nord car le climat du Sud est moins difficile que dans le Nord de l’Asie : plus chaud, moins de vent, pas de neige.
On peut retrouver des peuplades avec les yeux bridés ailleurs qu’en Asie : ainsi certains peuples indigènes d’Amérique comme les Amérindiens ou des peuplades d’Arctique, comme les Inuits, montrent l’influence du climat dans ce caractère génétique. Par contre, on peut retrouver ce pli de l’œil en Afrique sur l’île de Madagascar. Cela s’explique par des migrations d’Indonésie vers Madagascar autour de l’an 0.

Pli épicanthique, principalement chez les humains d’origine asiatique

Une légende a une toute autre histoire : les yeux bridés des asiatiques viendraient d’un concours de grimaces. Le gagnant aurait plissé les yeux. Mais les spectateurs fans de cette grimace auraient voulu en faire autant. A noter que la première réponse a un poids scientifique plus important.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi ça pue sous les bras ?

Quand tu fais du sport, tu transpires et au bout d’un moment beurk beurk ça commence à sentir mauvais sous tes bras. Pourquoi un tel phénomène ?

Il faut savoir que la surface de notre peau est couvert de micro-organismes qui forment la microflore de la peau humaine. La peau d’un adulte, par exemple, héberge en moyenne mille milliards de bactéries.

Le creux situé sous l’épaule, à la jonction du bras avec le thorax est appelé l’aisselle. Cette zone est sujette à une sudation particulière en raison d’une forte densité de glandes sudoripares et apocrines. Le liquide produit y débouche non pas à la surface de la peau comme la totalité du corps humain mais à la base du poil qui joue ainsi un rôle de diffusion. C’est à partir de la puberté, moment où les poils apparaissent sous les bras vers 12 ans chez les garçons et vers 11 ans chez les filles, que cette diffusion de phéromones débute.

Il est d’usage dans notre culture que les femmes, et moins couramment les hommes, se rasent ou s’épilent les aisselles, cela n’a cependant que des fins esthétiques car ne limitant pas vraiment les odeurs corporelles. De plus, la peau à cet endroit est très fine et fragile, le rasage ou l’épilation pouvant produire des saignements et des irritations désagréables.

Contrairement à ce qu’on peut penser, la sueur est inodore !

En fait, les odeurs corporelles gênantes résultent de la dégradation et de l’oxydation de la sueur au contact de la peau et de la flore microbienne environnante qui peut s’en nourrir et la dégrader.

Le composé responsable de cette mauvaise odeur porte le nom barbare d’acide 3-méthyl-2-hexénoïque, c’est ce qu’on appelle un thiol. L’odeur ressemble à l’oignon ou à l’œuf pourri. Chouette !

Personne qui transpire

Tu as dû remarquer que tes vêtements de sport sentent encore moins bon le lendemain, c’est parce que les bactéries ont eu tout le temps de déguster les molécules de sueur, entraînant la multiplication des thiols.

Des chercheurs, qui travaillent sur le sujet, ont découvert la bactérie responsable de ses odeurs. Ils travaillent de concert avec les industriels afin de développer de nouveaux déodorants mieux ciblés.

Peut-être qu’un jour nous pourrons faire du sport sans avoir de mauvaises odeurs. En attendant, nous auront toujours en mémoire l’odeur des gymnases de l’école. 🙂
Mais, il faut savoir que le meilleur moyen de lutter contre les mauvaises odeurs c’est d’avoir une bonne hygiène, alors quand tu as fini de faire du sport n’oublie pas qu’une bonne douche c’est le bonheur !

Source: Wikimedia Commons


Papa, dis-moi tu as un zizi, toi ?

La réponse simple est oui. Ce zizi, comme tu l’appelles, a un autre nom : il s’appelle pénis. Normalement, tous les hommes naissent avec cet organe. Mais à quoi ça sert ? Ton zizi est composé de plusieurs couches de tissus appelés des corps. A l’intérieur de toutes ces couches, est placé un tuyau, l’urètre. Celui-ci a pour but principal la miction, qui est le mot pour expliquer l’action uriner. Ton pénis permet ainsi de vidanger ta vessie en utilisant l’urètre comme tuyau.
Le deuxième but du pénis est important dans l’acte de reproduction de l’être humain. Ainsi lors de l’accouplement, le pénis en érection, c’est-à dire lorsque le pénis est gonflé après avoir été excité, est inséré dans le vagin de la partenaire. A ce moment de l’accouplement, un mouvement de va-et-vient est fait afin d’augmenté l’excitation sexuelle jusqu’à l’éjaculation. Cet instant s’accompagne souvent d’un orgasme qui est une réponse du corps au maximum du corps après une phase d’excitation. L’éjaculation est l’expulsion du gamète mâle ou sperme. Dans le cadre d’une relation sexuelle entre un homme et une femme, il peut ainsi permettre l’accouplement si les conditions le permettent. Ce sperme est préparé dans les testicules, qui sont les deux boules situées sous le pénis, et est propulsé via l’urètre vers l’extérieur. Ce sperme n’apparaît chez l’homme qu’au moment de la puberté qui est une étape du développement entre l’enfance et l’adolescence.
Pour conclure, ton zizi est principalement utile pour uriner afin d’éliminer l’urine du corps. D’autre part, à partir de la puberté, ton pénis est un outil dans l’acte de reproduction de l’être humain en étant un vecteur des gamètes mâles.

Manneken Pis à Bruxelles ou le zizi le plus connu

Source : Wikimedia Commons

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