Papa, dis moi …

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Papa, dis-moi depuis quand on porte des bijoux ?

Pour répondre à ta question, je dirais depuis que l’Homme est Homme. Pour cela, il faut remonter à la Préhistoire. Ainsi les plus anciennes traces de bijoux remontent à 75000 ans : c’étaient de simples coquillages percés retrouvés en Afrique du Sud. Dans l’Antiquité, avec l’apparition du métal et tout particulièrement de l’or, les bijoux vont devenir plus raffinés. On en retrouve tout autour de la Méditérannée, en Afrique de l’Ouest et même dans l’actuelle Colombie. L’utilisation des métaux et surtout l’or donne naissance à une nouvelle méthode de conception de bijoux appelée l’orfèvrerie. Déjà à l’époque, le raffinement et le travail des bijoux étaient une preuve de richesse et donc de pouvoir. Avec le Moyen-Âge et la pénurie d’or en Europ, le travail de l’or se perfectionne mais quasiment qu’au service de l’Eglise avec des représentations de la Bible ou de saints. Les perles et les pierres précieuses commencent à agrémenter fortement les bijoux. Pour un nouveau changement dans le monde des bijoux en dehors du style, il faudra attendre l’ère de l’Industrialisation et le XIXè siècle. A cette époque, le port des bijoux se démocratise et rend ainsi accessible des bijoux qui étaient auparavant considéré comme du luxe. Les différents styles du XIXè siècle s’appliquent aux bijoux en passant par l’Art Nouveau (1900 - 1918) et l’Art déco (1919 - 1929). La seconde guerre mondiale va geler l’industrie du bijou, mais l’après-guerre et l’apparition de nouveaux matériaux va relancer la bijouterie qui désormais se divise en trois catégories : la joaillerie pour des pièces uniques avec des matériaux de luxe, la bijouterie fantaisie pour des pièces en série avec des matériaux non nobles comme la bakélite, et la bijouterie artisanale pour des pièces uniques avec toutes sortes de matériaux.

Parure et couronne de la reine Marie-Amélie.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi qui a inventé les notes de musique ?

Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si : 7 notes de musique qui existent depuis longtemps. Mais qui les a inventé ? Les premières traces historiques d’une écriture musicale datent du XIVè siècle avant Jésus-Christ en Syrie selon les tablettes dites des “Chants Hourites”. Mais la notation est assez relative. Il faudra attendre l’Antiquité pour qu’un premier système basé sur les lettres de l’alphabet (A à G) soit utilisé. Après cela, on retrouve des traces au VIè siècle, puis au début du XIè dans le “Dialogus de musico”. Ce n’est qu’au XIè siècle qu’un moine nommé Guido d’Arezzo a l’idée d’utiliser les syllables d’un hymne liturgique : l’hymne des vêpres de la fête de la Naissance de Saint Jean-Baptiste. Il utilise la première syllabe des premiers vers pour le système dit de solmisation (ut ré mi fa sol la). On remarque que le do et le si n’existent pas encore. A cette époque, ce système s’impose face au système alphabétique sûrement dû au fait que le premier basé sur le latin est souvent utilisé par les moines et que l’Eglise avait une place importante à l’époque. Le “Si” va être ajouté au XVIè siècle en utilisant les deux initiales du dernier vers de l’hymne. Pour le “Do”, il faudra atteindre la fin du XVIè siècle pour que cette note remplace le “Ut” initial. Malheureusement, son origine est inconnu, il se pourrait que cela provienne de la première syllable de “Domine” (Seigneur ou Dieu, en latin). A l’époque actuelle, le système alphabétique est encore utilisé dans les pays anglophones (anglais) et germanophones (allemand). Dans le reste du monde, on utilise le système de solmisation.

Antiphonary (Cod. Cor. 8, folio 102)

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi la Marseillaise est l’hymne français ?

Tu as dû apprendre à l’école, la Marseillaise, et on t’a expliqué que c’était l’hymne national français. C’est quoi un hymne national et surtout pourquoi le nôtre s’appelle la Marseillaise ?

Un hymne national est la plupart du temps un chant patriotique, il est choisi pour l’usage officiel par le gouvernement. Tu peux, par exemple, l’entendre au début d’un match de foot ou bien pendant la remise des médailles lors des Jeux Olympiques.

Pour la France, tu l’as appris c’est la Marseillaise. Au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande, c’est un autre chant appelé God save the Queen (en français Que Dieu protège la Reine). Il en existe beaucoup d’autres, aux États-Unis, par exemple, c’est The Star-Spangled Banner (en français la Bannière étoilée) qui constitue l’hymne national, c’est à la base un poème écrit en 1814 par Francis Scott Key.

Mais revenons-en à la Marseillaise. A l’origine, elle s’appelait le chant de guerre pour l’armée du Rhin.
C’est en avril 1792, que le poète Claude Joseph Rouget de Lisle, officier du génie en poste à Strasbourg, lors de la guerre avec l’Autriche, écrit un chant guerrier pour l’armée française. La légende veut qu’il l’aurait composé en une nuit, entre le 25 et 26 avril.

Drapeau français

François Mireur, qui se destinait à une carrière de médecin, s’engagea dans l’armée, en pleine période de Révolution. Le général, avant de partir pour la campagne d’Egypte, se rendit à Marseille pour organiser la fusion des volontaires de Montpellier et de Marseille qui s’engageaient pour combattre l’Autriche. Il mis au point leur marche conjointe en utilisant le chant de Rouget, et le fait paraître sous la titre de Chant de guerre aux armées aux frontières.

Le 10 août 1792, journée décisive pour le Révolution après le 14 juillet, Louis XVI est installé au Palais des Tuileries. La plupart des historiens qualifient cette journée de seconde Révolution. Les Marseillais viennent prêter main forte aux révolutionnaires en entonnant leur chant. Les Tuileries sont prises, la monarchie abolie au profit de la République. Pour les Parisiens, ce chant est celui des Marseillais venus mettre un terme à la tyrannie. Il devient la Marseillaise.

Il est choisi comme hymne national le 14 juillet 1795, puis retiré en 1804, pour finalement redevenir notre hymne officiel sous la 3ème République en 1879.

Pour ceux qui ne connaissent pas les paroles, les voici :

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d’esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage!

Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S’ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s’armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!

Source: Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi les gens s’envoient-ils des vœux ?

Noël et le jour de l’an sont passés, et on a envoyé des cartes à toute la famille, mais je ne t’ai pas expliqué pourquoi. Pour certains, cette tradition parait désuète mais est encore pratiquée par bon nombre de familles. Une ancienne coutume d’Asie était d’envoyer une sorte de carte de visite aux personnes que l’on avait rencontré durant l’année écoulée. Cette carte de visite était fabriqué en feuille de papier de riz de différentes couleurs auquel on écrivait le nom et prénom ainsi que la qualité de l’expéditeur. Pour la taille, cela dépendait de l’importance de l’expéditeur : plus celui-ci était important, plus celle-ci était grande.
Envoyer une carte de vœux à l’occasion de la nouvelle année comme nous le connaissons actuellement est une tradition qui s’est répandue en Angleterre au XIXe siècle. Car c’est à cette époque que sont apparus deux choses qui ont permis cette tradition postale : le timbre poste en 1840 qui facilita l’échange de courriers, et le procédé de lithographie permettant la reproduction d’imprimés et, dans notre cas, de cartes de Noël. C’est par ces cartes, que l’on envoyait au moment de l’Avent, que l’on fêtait ainsi un Joyeux Noël et une bonne année. Cela montre ainsi que l’on peut souhaiter ses vœux sans que cela ne porte malheur. Au fur et à mesure, la coutume anglaise se répandit dans toute l’Europe, dont la France.
Mais en France, cette coutume se modifia en devenant une carte de vœux pour la nouvelle année et non plus pour Noël. Mais pourquoi s’est elle modifiée en France ? Tout simplement parce que cette coutume s’apparentait à une tradition française qui étaient les visites du nouvel an : on devait rendre visite à la famille et les amis, voire les collègues de travail ou des inconnus dans les premiers quinze jours de l’année. Mais pourquoi ? Le but était d’apporter un peu de chaleur et de bonheur via des marques d’amitié et même des cadeaux. Cette tradition perdure avec les étrennes du nouvel an. Mais ces visites plus ou moins obligatoires étaient plus ressentis comme une obligation que comme un plaisir dans la plupart des cas. A l’époque, on pouvait remplacer une visite par une carte de visite prouvant ainsi son passage, auquel on y ajoutait quelques mots. Et on en arriverait presque aux cartes de vœux.

Carte de vœux

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi quand est-ce qu’on a inventé les lunettes ?

Maman vient de te dire qu’elle t’emmène demain chez l’ophtalmologiste! Ou là là mais qu’est ce que c’est que ce drôle de médecin… Elle t’explique que tu vas peut être porter des lunettes comme elle et papa.
Tu commençais à plisser des yeux pour voir le tableau à l’école, la maîtresse a donc dit à Papa et Maman qu’il fallait aller consulter pour ça, alors te voilà dans le siège chez l’ophtalmologiste avec de drôles de lunettes sur le nez et le médecin te demande de lire des lettres affichées sur le mur en face de toi. Il glisse régulièrement des verres, un coup à gauche, un coup à droite et te demande si c’est plus flou ou moins flou, comme ci, ou comme ça. Et puis voilà, c’est terminé, il inscrit une série de chiffres sur une feuille qu’il donne à maman. Ensuite, nous partons direction l’opticien pour choisir mes nouvelles lunettes.
Il faut voir deux personnes différentes pour avoir des lunettes, d’abord, l’ophtalmologiste, qui est le médecin des yeux et ensuite, l’opticien qui est celui qui fabrique les lunettes.
Pendant les essayages chez l’opticien, une paire bleue, non une paire rouge, une paire carré, non plutôt rondes… Tu te mets à te demander depuis combien de temps nous portons des lunettes et qui a eu l’idée de les inventer ?

Papa, dis moi, quand est-ce qu’on a inventé les lunettes ?

C’est au Moyen Âge qu’on voit se développer ce qui s’approche des lunettes et qu’on appelle la pierre de lecture. C’est une sorte de loupe grossissante posée sur le texte qui facilite la lecture pour les personnes souffrants de problème de vue. Avant d’être en verre, elles étaient réalisées en pierre semi-précieuse ou en cristal de roche, le verre de l’époque avait, de part sa fabrication, trop d’impuretés et de bulles.
Au 13ème siècle à Florence, le physicien Salvino Degli Armati met au point une paire de verres enchassée dans un cercle de bois. C’est le début de la lunetterie et de l’ophtalmologie en Italie.
Les premières bésicles, grosses lunettes sans branches se fixant sur le nez, apparaissent à Venise. Elles permettent de se différentier des pierres de lecture des moines copistes par la vision binoculaire qu’elles permettent.
L’invention de l’imprimerie ne fait qu’augmenter la demande de lunettes.
En 1728, l’opticien anglais Edward Scarlett crée les premières montures avec de courtes branches, appelées lunettes à tempes, elles permettent de retirer les lunettes sans déranger la perruque. Lorsque la perruque cesse d’être à la mode, Scarlett innove en rallongeant les branches et en les courbant aux extrémités de façon qu’elles se fixent derrière les oreilles : les lunettes modernes sont nées.
Au XIXe siècle, les lunettes se démocratisent, leur production en masse grâce à la mécanisation supplante désormais la fabrication artisanale.
Au milieu des années 1950, l’arrivée du plastique permet aux créateurs de développer le design des lunettes, celle-ci deviennent un accessoire de mode.
Alors profite-en pour choisir les lunettes qui te vont de mieux parmi toute la variété qu’il existe de nos jours !

Source: Wikimedia Commons

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