Papa, dis moi …

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Papa, dis-moi, c'est quoi le métier d'assistant vétérinaire ?

L’assistant vétérinaire aide le vétérinaire au quotidien dans une clinique. Il s’occupe de l’accueil des clients, prépare les soins et veille au bien-être des animaux. C’est un métier polyvalent, à la fois au contact des animaux et des propriétaires.

Interview de Caroline CORLOUER

Dans cet épisode, Aurélie reçoit Caroline, assistante vétérinaire près de Rennes depuis quatre ans. Elle décrit son métier comme étant extrêmement polyvalent, car il combine plusieurs facettes :

  • L’accueil et le conseil : Répondre au téléphone, prendre des rendez-vous, accueillir les clients et vendre des produits ou de l’alimentation.
  • L’aide technique : Assister le vétérinaire lors des consultations, des soins, des radiographies, des échographies et des chirurgies.
  • Le laboratoire : Manipuler des automates pour effectuer des analyses de sang ou d’urine.
  • Le soin et l’hygiène : S’occuper des animaux hospitalisés, nettoyer les instruments et les locaux.

Formation et qualités requises

Pour exercer ce métier, un niveau Bac est requis, suivi d’une formation spécifique (en 9 mois ou 2 ans, souvent en alternance). Il existe des spécialisations possibles comme le bloc chirurgical, les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), l’équin ou le milieu rural.

Caroline souligne qu’il faut posséder plusieurs qualités essentielles :

  • Une bonne forme physique (travail debout, port de charges lourdes comme de gros chiens).
  • Un bon relationnel et le goût du travail en équipe.
  • Une solidité émotionnelle pour faire face à la vue du sang, aux blessures ou à des moments difficiles comme l’euthanasie et la douleur des propriétaires.

La réalité du terrain (Les “plus” et les “moins”)

  • Les avantages :
    • le contact permanent avec les animaux,
    • l’absence de routine (chaque jour est différent),
    • le côté passionnant de la science médicale.
  • Les inconvénients :
    • la fatigue physique,
    • la gestion du stress des clients au téléphone,
    • un salaire souvent modeste.

Conseils pour les jeunes et les parents

Caroline conseille aux enfants de bien faire la distinction entre vétérinaire (études longues, diagnostic) et assistant vétérinaire (soins techniques, accueil). Pour confirmer une vocation, elle recommande vivement de réaliser un stage d’observation dès la 4ème ou la 3ème afin de découvrir “l’envers du décor” et de voir si l’on supporte la réalité médicale du métier.

Perspectives d’avenir

Le métier a de l’avenir car le besoin de soins animaliers est constant. Cependant, Caroline note que le marché est compétitif : il y a beaucoup de personnes formées par rapport au nombre de postes disponibles. La mobilité et les spécialisations peuvent aider à se démarquer.

Quels sont les compétences pour être assistant vétérinaire ?

Pour être assistant vétérinaire, il faut plusieurs compétences clés :

  • Aimer les animaux et savoir les manipuler avec douceur,
  • Être organisé et rigoureux, pour gérer les rendez-vous et les dossiers,
  • Avoir le sens du contact, pour accueillir et rassurer les clients,
  • Être réactif et polyvalent, car les journées sont variées,
  • Savoir travailler en équipe avec le vétérinaire.

C’est un métier qui demande à la fois de la bienveillance, de l’organisation et un bon relationnel.

Où exerce l’assistant vétérinaire ?

L’assistant vétérinaire exerce, aux côtés de vétérinaire, principalement :

  • En clinique vétérinaire ou en cabinet,
  • Dans des hôpitaux vétérinaires, plus grands et spécialisés,
  • Parfois dans des refuges ou associations animales.

Quels sont les études pour devenir assistant vétérinaire ?

Pour devenir sellier-harnacheur, le diplôme le plus courant est le titre d’Auxiliaire Spécialisé Vétérinaire (ASV) qui se prépare en 1 à 2 ans, souvent en alternance (école + clinique). La formation est organisée par l’APForm (organisme national de formation dans la branche vétérinaire). Durant les études, on y apprend à l’accueil et le conseil aux clients, les soins de base et l’aide aux interventions, la gestion des dossiers et du matériel, la connaissance des animaux et de leur santé. Il existe des formations privées mais le titre ASV reste le plus reconnu dans les cliniques vétérinaires.


Papa, dis-moi, c'est quoi le métier de sellier-harnacheur ?

Le sellier-harnacheur fabrique et répare des équipements en cuir pour les chevaux, comme les selles, les brides ou les harnais. Il travaille le cuir avec précision pour qu’il soit solide, confortable et adapté à l’animal. C’est un métier artisanal qui demande beaucoup de savoir-faire et de minutie.

Interview de Émilie Parietti

Dans cet épisode, Aurélie retrouve Émilie Parietti (fondatrice de l’entreprise Les Cuirs de Pyrène), sellier-harnacheur.

Le parcours d’Émilie

Cavalière depuis l’enfance, Émilie a eu le déclic en rencontrant un artisan lors d’un Salon du Cheval à Paris. Elle a suivi un cursus spécialisé comprenant un CAP Sellier-harnacheur (en alternance) et un titre professionnel de harnacheur. Elle exerce depuis 10 ans et s’est installée à son compte il y a environ 7 ans dans les Pyrénées-Orientales.

Le quotidien et les compétences clés

En tant qu’indépendante, Émilie doit gérer à la fois la fabrication artisanale, la comptabilité, la communication et la prospection commerciale. Les qualités requises sont multiples : patience, précision et passion. Côté connaissances, il faut aovir une bonne connaissance de la morphologie du cheval. Désormais avec la prise en compte du bien-être animal, le métier évolue. Aujourd’hui, l’accent est mis sur l’adaptation ergonomique (“le sur-mesure”) pour garantir le confort du cheval et éviter les blocages physiques, souvent en collaboration avec d’autres professionnels comme les ostéopathes.

Conseils pour les jeunes intéressés

Les écoles sont rares et demandent parfois une certaine mobilité géographique en France. Émilie donne comme conseil de contacter des artisans locaux pour faire des stages d’observation courts ou des ateliers d’initiation afin de manipuler la matière avant de se lancer. Il est possible de commencer par un Bac Pro en maroquinerie ou sellerie générale avant de se spécialiser dans le harnachement.

Résumé

Pour résumé, c’est un métier de passion, à la croisée de l’artisanat d’art et du soin animalier, où la créativité et l’apprentissage continu sont essentiels.

Ressources pour les futurs selliers-harnacheurs

Coté site web, elle recommande le site Decocuir.com pour trouver des outils, des tutoriels et des patrons. Côté livre, elle recommande le livre “Techniques de sellerie-maroquinerie” d’Emmanuelle Sarsar et Anaïs Guégan.

Quels sont les compétences pour être sellier-harnacheur ?

Pour être sellier-harnacheur, il faut plusieurs compétences importantes :

  • Être habile de ses mains et aimer le travail manuel,
  • Avoir le sens du détail et de la précision,
  • Bien connaître les matériaux, surtout le cuir,
  • Comprendre la morphologie du cheval pour adapter les équipements,
  • Faire preuve de patience et de rigueur.

C’est un métier artisanal qui demande à la fois de la technicité, de la créativité et beaucoup de soin dans le travail.

Où exerce le sellier-harnacheur ?

Le sellier-harnacheur exerce dans différents lieux liés au travail du cuir et au monde équestre :

  • Dans un atelier artisanal, où il fabrique et répare les équipements,
  • Au sein d’une entreprise ou d’une manufacture, spécialisée dans le cuir,
  • Dans des écuries ou centres équestres, pour des ajustements ou réparations,
  • Parfois en indépendant, en se déplaçant chez les clients.

C’est un métier souvent partagé entre l’atelier et le terrain.

Quels sont les études pour devenir sellier-harnacheur ?

Pour devenir sellier-harnacheur, le diplôme le plus courant est le CAP sellier-harnacheur, qui se prépare en 2 ans après la 3e. Durant le CAP, on y apprend à travailler le cuir (coupe, couture, assemblage), fabriquer des selles, harnais et équipements, réparer et entretenir le matériel et connaître les chevaux et leurs besoins. Après le CAP, on peut travailler directement comme artisan ou continuer (sous certaines conditions) avec un Bac pro métiers du cuir option sellerie garnissage.


Papa, dis-moi, c'est quoi le métier d'éducateur canin ?

L’éducateur canin aide les chiens et leurs humains à mieux vivre ensemble. Il/Elle apprend au chien les bons comportements et accompagne les propriétaires pour comprendre leur animal. Son rôle est surtout de créer une relation équilibrée et harmonieuse entre eux.

Interview de Christelle Schoenberg

Dans cet épisode, Aurélie retrouve Christelle Schoenberg (entreprise Paws Academy), éducateur canin et spécialiste du comportement.

Le métier d’éducateur canin : bien plus que du dressage

Christelle définit son rôle comme celui d’une médiatrice entre l’humain et l’animal. Son but est d’harmoniser la relation au sein du foyer, d’aider les propriétaires à comprendre le langage de leur chien et de prévenir les risques d’accidents (morsures). Elle privilégie une approche basée sur la bienveillance et la collaboration, préférant d’ailleurs les termes “humain” ou “gardien” à celui de “maître”.

Le parcours pour y arriver

Son cheminement n’a pas été direct :

  • Reconversion : Issue du secteur de l’aérien, elle s’est réorientée après la COVID ;
  • Formation : Elle a passé un Brevet Professionnel d’éducateur canin qui est le seul diplôme reconnu par l’État. Elle possède également l’ACACED (Attestation obligatoire pour travailler avec les animaux).
  • Qualités requises : Il faut aimer les animaux, mais surtout aimer les humains (pour la pédagogie), être flexible, dynamique et savoir garder son sang-froid en cas de tension entre chiens.

Le quotidien : entre terrain et entrepreneuriat

La journée type, notamment le samedi, est très chargée :

  1. Matinée : Cours collectifs de “lecture de chien” (apprendre à observer la communication canine) et cours de socialisation sur son terrain.
  2. Après-midi : Balades sociales ou séances de Mantrailing (activité de loisir où le chien apprend à retrouver une personne disparue grâce à son flair).
  3. Fin de journée : Bilans individuels pour les nouveaux clients ou les chiots.
  4. Côté “caché” : En tant qu’entrepreneuse, Christelle gère aussi toute la partie administrative : comptabilité, réseaux sociaux, e-mails et publicité.

Comprendre le chien : casser les idées reçues

Christelle insiste sur l’importance de savoir “lire” son animal :

  • Signaux d’apaisement : Elle recommande le livre de Turid Rugaas sur la communication canine.
  • Mythes : Un chien qui remue la queue n’est pas forcément content ; il exprime une émotion qui peut être négative.
  • Sécurité : Elle conseille aux enfants de ne jamais caresser un chien inconnu sans autorisation, et d’éviter les caresses sur la tête, que beaucoup de chiens n’apprécient pas.

Avantages et inconvénients

  • Les “plus” : L’absence de routine, le contact avec le vivant, le plaisir d’aider des binômes humain/chien à progresser.
  • Les “moins” : Travailler en extérieur par tous les temps (pluie, froid), les risques de blessures physiques (morsures, mal de dos, brûlures de longes) et les annulations de dernière minute.

L’avenir du métier

Pour Christelle, c’est un métier d’avenir car la place du chien dans notre société évolue vers plus de respect et de bien-être. Bien que la concurrence soit forte, la demande reste constante. Elle conseille aux jeunes de s’orienter vers des lycées agricoles proposant des spécialités canines et félines, tout en rappelant qu’il faut sans cesse continuer à se former pour rester à la page des avancées scientifiques.

Résumé en 3 mots

Pour résumer son métier aux enfants, Christelle choisit 3 mots : Bienveillance, Compréhension et Collaboration.

Ressources pour les futurs éducateurs canins

Elle conseille plusieurs livres :

Quels sont les compétences pour être éducateur canin ?

Pour être éducateur canin, il faut plusieurs compétences importantes :

  • Bien connaître le comportement du chien
  • Être patient et calme, car l’apprentissage prend du temps
  • Avoir le sens de l’observation pour comprendre les réactions de l’animal
  • Savoir communiquer et être pédagogue avec les maîtres
  • Être cohérent et ferme avec bienveillance

C’est un métier où l’on travaille autant avec les humains qu’avec les chiens.

Où exerce l’éducateur canin ?

L’éducateur canin peut exercer dans plusieurs lieux :

  • À domicile, chez les propriétaires de chiens
  • En extérieur, dans des parcs ou espaces publics pour les séances pratiques
  • Dans un centre d’éducation canine ou un club canin
  • Parfois en partenariat avec des refuges ou associations

C’est un métier souvent mobile, avec beaucoup de séances sur le terrain, au contact des chiens et de leurs maîtres.

Quels sont les études pour devenir éducateur canin ?

Pour devenir éducateur canin, la voie la plus reconnue est le Brevet Professionnel “éducateur canin” :

  • Formation en 2 ans ;
  • Accessible après un CAP ou une première expérience ;
  • Diplôme reconnu par l’État ;
  • Cela combine cours théoriques (comportement du chien, santé…) et beaucoup de pratique avec des chiens.

Pour exercer, il faut au minimum l’ACACED (Attestation de connaissances sur les animaux) qui est un certificat obligatoire pour travailler avec des animaux.


Papa, dis-moi, c'est quoi le métier d'ostéopathe animalier ?

L’ostéopathe animalier aide les animaux à retrouver leur mobilité en manipulant leur corps (muscles, articulations…). Il/Elle soulage les douleurs et améliore leur bien-être sans médicaments. Il/Elle travaille souvent avec des animaux comme les chiens, les chevaux ou les animaux de ferme.

Interview de Léa Leblet

Dans cet épisode, Aurélie reçoit Léa Leblet, ostéopathe animalière depuis plus de 3 ans. Léa définit son métier comme une médecine manuelle : en utilisant uniquement ses mains, elle détecte et réduit les blocages et tensions (musculaires ou articulaires) pour redonner du confort physique aux animaux.

Parcours et Formation

Passionnée par les chevaux, Léa a découvert ce métier lors du Salon du cheval à Paris. Après un Bac Scientifique (qui donne un bon bagage en biologie), elle a suivi des études privées de 5 ans au NIAO (près de Rouen). Elle précise qu’il est indispensable de :

  • Faire une formation longue (idéalement 5 ans) pour avoir le temps de développer son “toucher”.
  • Valider ses études par le CNOV, un examen vétérinaire (théorique et pratique) obligatoire en France pour exercer légalement.

Les patients et le décodage animal

Léa intervient principalement sur des chevaux et des chiens, mais aussi sur des chats, des vaches et des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie : lapins, furets, et même… des poules !). L’un des cœurs de son métier est la communication animale. Elle explique qu’un cheval (une proie) et un chien (un prédateur) ne communiquent pas du tout de la même manière. L’ostéopathe doit observer les moindres signaux d’inconfort (bâillement, regard, oreilles, grognement) pour s’adapter et ne jamais forcer l’animal.

Fausses croyances

Léa déconstruit deux grands mythes de la profession :

  1. “Il faut que ça craque pour être efficace” : C’est faux. Léa privilégie les techniques douces (tissulaires), particulièrement sur les chiens et les chats pour qui l’effet de surprise d’un “craquement” serait contre-productif.
  2. “Il faut une force surhumaine” : Pas besoin d’être bodybuilder, même pour un cheval. Il faut en revanche un bon “ancrage” et du gainage (tonus musculaire) pour tenir des positions parfois inconfortables (à genoux, bras en l’air) sur la durée.

Le quotidien : Avantages et Inconvénients

Léa n’a pas de cabinet : elle passe ses journées sur la route, au rythme des rendez-vous chez les propriétaires.

  • Les + : Être son propre patron, la flexibilité des horaires, le fait de travailler en extérieur, la passion des animaux et la richesse des rencontres humaines.
  • Les - : La solitude du statut d’indépendant, le salaire inconstant (dépendant des mois et de la clientèle), les nombreuses heures de conduite, et surtout la lourdeur des démarches administratives et comptables pour lesquelles les écoles préparent souvent mal.

Travail en réseau

Bien qu’elle soit seule en consultation, Léa souligne l’importance d’œuvrer main dans la main avec d’autres professionnels : vétérinaires (vers qui elle redirige en cas de douleur aiguë ou pathologie), maréchaux-ferrants, dentistes équins ou encore éducateurs canins.

Conseils pour l’avenir (Enfants & Parents)

Le marché de l’ostéopathie animale est de plus en plus saturé en France. Léa conseille :

  • Aux parents : De choisir une école sérieuse (formatrice sur 5 ans, inscrite au RNCP, préparant bien au CNOV et avec une ambiance d’entraide) et de bien réfléchir à la zone géographique d’installation future de l’enfant.
  • Aux enfants : De se renseigner, de faire des stages si possible, et de s’amuser à apprendre l’anatomie grâce aux livres de préparation aux “Galops” d’équitation ou via des livres de coloriages d’anatomie (ex: L’anatomie de mon cheval à colorier).

Résumé en 3 mots

Pour résumer son métier aux enfants, Léa choisit 3 mots : Passion (pour les animaux), Pédagogie (pour expliquer et conseiller les propriétaires) et Adaptabilité (face aux réactions de chaque animal).

Ressources pour les futurs ostéopathes animaliers

Elle conseille plusieurs livres :

Quels sont les compétences pour être ostéopathe animalier ?

Pour être ostéopathe animalier, il faut plusieurs compétences essentielles :

  • Bien connaître l’anatomie des animaux (muscles, os, articulations),
  • Avoir des mains précises et sensibles pour effectuer les manipulations,
  • Être doux et patient, pour mettre les animaux en confiance,
  • Avoir le sens de l’observation, pour repérer les douleurs ou blocages,
  • Savoir communiquer avec les propriétaires et expliquer les soins.

C’est un métier qui demande à la fois de la technicité, de l’écoute et beaucoup de respect des animaux.

Où exerce l’ostéopathe animalier ?

L’ostéopathe animalier exerce dans différents lieux, selon les animaux dont il s’occupe :

  • À domicile, chez les particuliers pour les chiens, chats ou chevaux ;
  • Dans les écuries et centres équestres, pour les chevaux ;
  • Dans les élevages ou fermes, pour les animaux de production ;
  • Parfois en collaboration avec des cliniques vétérinaires.

C’est un métier souvent mobile, où l’on se déplace directement là où se trouvent les animaux.

Quels sont les études pour devenir ostéopathe animalier ?

Pour devenir ostéopathe animalier, il faut suivre une formation spécialisée après le bac :

  • On intègre une école d’ostéopathie animale (souvent sur dossier ou entretien) dont voici quelques écoles :
    • ESAO (Normandie, aussi à l’international)
    • EFOA
    • Biopraxia (Rennes, Cluny)
    • IOA
    • ESOAA
    • C-NESOA
    • EOS Animal
  • La formation dure en général 4 à 5 ans
  • Elle comprend des cours d’anatomie, biomécanique et beaucoup de pratique sur les animaux

En France, il est aussi nécessaire de réussir un examen officiel reconnu par l’État pour pouvoir exercer légalement qui est une épreuve d’aptitude organisée par l’Ordre National des Vétérinaires.

C’est donc une formation longue, très pratique, et centrée sur le contact avec les animaux.


Papa, dis-moi, c'est quoi le métier de vétérinaire ?

Le vétérinaire est un médecin des animaux : il les examine, les soigne et veille à leur bonne santé. Il peut s’occuper d’animaux domestiques, de ferme ou parfois sauvages. Son rôle est aussi de conseiller les propriétaires pour bien s’occuper de leurs compagnons.

Interview de Lucie Camus

Dans cet épisode de la série “Travailler auprès des animaux”, Aurélie reçoit Lucie Camus, vétérinaire généraliste exerçant près de Rennes depuis plus de 11 ans. L’objectif est de faire découvrir aux enfants et à leurs parents la réalité de ce “métier passion”, loin des idées reçues.

Le quotidien d’une vétérinaire généraliste

Lucie explique que ses journées sont extrêmement variées et se partagent entre les consultations (vaccins, suivi de maladies chroniques, blessures) et la chirurgie. Dans son cabinet, elle soigne à parts égales des chiens et des chats. Elle reçoit quelques petits mammifères (lapins, cobayes) mais n’hésite pas à renvoyer les cas complexes ou les animaux plus spécifiques (comme les reptiles) vers des confrères spécialisés (NAC). Une grande part de son quotidien implique aussi la réalisation d’examens complémentaires (prises de sang, radiographies, échographies) pour affiner ses diagnostics.

Études et qualités requises

Devenir vétérinaire exige de longues études scientifiques (généralement une classe préparatoire suivie de 5 ans en école vétérinaire). Au-delà du fait d’“aimer les animaux”, Lucie insiste sur des qualités fondamentales :

  • La rigueur scientifique et l’esprit de synthèse pour poser les bons diagnostics.
  • La confiance en soi et la remise en question.
  • Un excellent relationnel humain : le vétérinaire ne communique pas avec l’animal, mais doit savoir écouter, comprendre et gérer les émotions des propriétaires.
  • L’esprit d’équipe : aujourd’hui, les vétérinaires travaillent rarement seuls et s’appuient beaucoup sur leurs confrères et les assistants (ASV) pour résoudre des cas difficiles.

Les avantages et les inconvénients du métier

  • Les + : La diversité des tâches (on ne s’ennuie jamais), le travail en équipe et les multiples possibilités d’évolution (changer de spécialité, travailler en laboratoire, faire du conseil, etc.).
  • Les - : Les contraintes horaires (gardes la nuit ou le week-end, bien que cela dépende des cliniques) et surtout la relation client. La question financière est souvent un sujet de tension (“si vous aimiez les animaux, vous le feriez gratuitement”), et les vétérinaires sont de plus en plus exposés aux critiques sur les réseaux sociaux.

Une anecdote amusante

Pour illustrer la relation parfois surprenante avec les propriétaires, Lucie raconte ses débuts face à un chaton atteint de la teigne. Demandant au jeune propriétaire s’il avait lui aussi des lésions, ce dernier a tout simplement commencé à se déshabiller dans le cabinet pour lui montrer son ventre !

Conseils pour les futurs vétérinaires

Pour les enfants ou adolescents qui rêvent de faire ce métier, Lucie recommande de ne pas l’idéaliser. Elle conseille de :

  • Découvrir toutes les espèces (pas seulement les chiens et les chats) en visitant des élevages, des refuges ou des zoos.
  • S’interroger sur ce qui les attire vraiment (La médecine ? La chirurgie ? Le contact avec les gens ?).
  • Se confronter à la réalité du terrain dès que possible (via des stages) pour comprendre qu’il s’agit avant tout d’un métier médical, scientifique, et très tourné vers l’humain.

Ressources pour les futurs vétérinaires

Elle conseille le podcast Véthologie :

Quels sont les compétences pour être vétérinaire ?

Pour être vétérinaire, il faut plusieurs compétences importantes :

  • Aimer les animaux et savoir les manipuler en douceur ;
  • Avoir de solides connaissances scientifiques (biologie, médecine) ;
  • Être observateur et précis pour poser les bons diagnostics ;
  • Savoir rassurer et communiquer avec les propriétaires ;
  • Garder son calme et être résistant au stress, surtout en cas d’urgence.

C’est un métier qui demande à la fois de la rigueur, de la patience et beaucoup de bienveillance.

Où exerce le vétérinaire ?

Le vétérinaire peut exercer dans différents lieux :

  • En clinique vétérinaire, pour soigner les animaux de compagnie (chiens, chats, …) ;
  • À la campagne, auprès des animaux de ferme (vaches, chevaux, …) ;
  • Dans des zoos ou parcs animaliers, pour s’occuper d’animaux plus rares ;
  • Auprès des autorités sanitaires, pour surveiller la santé animale et alimentaire.

C’est donc un métier qui peut se pratiquer dans des environnements très variés !

Quels sont les études pour devenir vétérinaire ?

Pour devenir vétérinaire, il faut suivre des études longues :

  • Après le lycée :
    • soit on passe par 2 ans de classes préparatoires scientifiques
    • soit on rentre directement en école vétérinaire

Concernant les écoles vétérinaires

  • Les études durent ensuite environ 5 ans dans cette école
  • En France, il y a 5 écoles :
    • École nationale vétérinaire (Alfort)
    • École nationale vétérinaire (Toulouse)
    • Oniris (Nantes)
    • VetAgro Sup (Lyon)
    • UniLaSalle (Rouen)