Papa, dis moi …

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Papa, dis-moi d'où vient le nom de la Vache qui rit ?

Pour la petite histoire de la “Vache qui rit”, il faut remonter à la Grande Histoire. Léon Bel, affineur du fromage Comté de profession, participe à la première Guerre Mondiale. Durant celle-ci, il est affecté à une section de l’Armée appelée le Train qui s’occupe de la logistique et du transport. A cette époque morose, les soldats aiment créer des emblèmes pour chaque sous-section afin de différencier les soldats et les véhicules. L’une des sous-sections nommée “Ravitaillement en Viande Fraîche” se voit offrir par l’illustrateur Benjamin Rabier un emblème : une vache hilare. Cet emblème fût rapidement appelé la “Wachkyrie” afin de se moquer de l’emblème des transports de troupes allemands qui était les Valkyries.

Poster de la Vache qui rit

Voilà pour la Grande Histoire, retournons à la Petite Histoire. La guerre finie, Léon Bel invente un fromage fondue et recherche un nom. Il se remémore alors l’emblème de la sous-section du Train. Il dépose alors en 1921 la marque “La vache qui rit”. Léon Bel rappelle l’illustrateur de la “Wachkyrie” pour redessiner son logo. Ce dernier reprend l’image originale mais Bel lui ajoute sur les conseils de sa femme des boucles d’oreille en forme de boîte de “Vache qui rit”. Depuis cette époque, cette vache rouge n’a pas quitté l’esprit des français : elle a traversé tous les âges. Mais une nouvelle question pour nos chers petites têtes blondent se posent après avoir répondu au pourquoi du nom : Pourquoi la vache qui rit rit ? Une réponse que je rajouterais sans certitude : peut-être parce qu’elle a cent ans cette année et qu’elle fait toujours rire petits et grands.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi il faut voter ?

Je vais essayer de te poser une autre question avant de continuer : Que se passerait-il si personne ne votait ? Si personne ne votait, on serait dirigé par quelqu’un qui ne représenterait pas le peuple en général et pourrait ainsi imposer ses idées (bonnes ou mauvaises) sans que la population du pays n’est rien à redire. La même chose arriverait si uniquement une petite partie de la population pouvait voter, la personne élue ne représenterait que cette partie là. Historiquement, c’est déjà arrivé en France. En 1791, seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt équivalant à 3 jours de travail avaient le droit de vote. On ne peut pas dire que cela représentait la population en général. Mais l’Histoire a fait changer ça. En 1791, tous les hommes plus de 21 ans peuvent voter. En 1944, les femmes peuvent enfin voter. En 1974, l’âge du droit de vote descend de 21 à 18 ans. A l’heure actuelle, le droit de vote s’applique à toute personne française de plus de 18 ans sans restriction de sexe, d’origine ou de religion, qui n’est pas soumise à une condamnation pénale d’interdiction de vote pendant un temps limité. Cela sous-entend que les prisonniers jouissent du droit de vote.

Urne de vote aux élections présidentielles de 2007

On dit aussi que voter est un devoir car cela représente en quelque sorte une obligation moral au service de la démocratie. Si on ne respecte cette obligation, la démocratie n’a dès lors plus lieu d’être. Donc si on pense que la démocratie est importante, il vaut mieux voter que de ne pas voter afin de donner son avis. Un problème reste : que faire quand aucun des possibilités ne correspond à mes idées ? Depuis 2014, il est possible de voter blanc, c’est-à-dire ne rien mettre dans son enveloppe ou y mettre une feuille blanche. Les votes blancs sont comptés mais n’ont aucun impact sur le vote final.

Via ce devoir de vote, on peut donc voter pour un représentant qui t’intéresse, ou voter blanc pour montrer ton mécontentement ou le manque de représentants.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi je vois mon reflet dans un miroir ?

Dans les objets du quotidien, il y en a que l’on utilise régulièrement : c’est le miroir. C’est un objet assez ancien car son utilisation remonte à la Préhistoire. Il faut attendre Ptolémée en l’an 90 pour avoir les premières recherches sur la réflexion et la réfraction de la lumière. Quand on regarde un miroir, on y voit son propre reflet, une image de soi-même mais en inverse. Techniquement vu qu’on voit notre image, c’est que notre image est réfléchie sur le miroir. Quand on éclaire un objet, la lumière que l’on projette est émise dans toutes les directions : on appelle cela la lumière diffuse. Cette lumière qui arrive sur le miroir est donc réfléchie mais pour être précis, il est réfléchi avec le même angle que l’angle d’arrivée. C’est exactement la même chose qu’une balle de ping-pong qui rebondit sur une table de tennis de table. Mais pour notre cerveau, lorsque la lumière arrive à notre oeil, il a parcouru une ligne droite. De ce fait, l’angle d’incidence lorsque la lumière est réfléchie donne cette impression de réflexion du miroir.

La ville de Toronto vu derrière un miroir

Mais techniquement qu’est ce qui fait réfléchir la lumière dans le miroir ? On pourrait au premier abord dire que c’est une sorte de verre. Dans la plupart des cas, c’est bien du verre derrière lequel est apposé une fine couche métalliquepolie afin que la lumière puisse rebondir dessus.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi c'est quoi Internet ?

Internet, tu en entends régulièrement parler que ce soit à la télévision, à la radio ou dans les journaux. Tu peux entendre parler de sites web, d’applications, de connexions et de réseau Internet. Mais au final, c’est quoi Internet ? C’est un réseau informatique mondial accessible au public. Ce n’est toujours pas clair. Un réseau informatique, c’est un ensemble d’ordinateurs, de téléphones, de tablettes, de télévisions, de réfrigérateurs, qui sont connectées les uns aux autres par des câbles ou la Wifi. Ainsi, quand tu regardes ce site, tu es sûrement sur un ordinateur ou un téléphone. Celui-ci est relié au réseau Internet par la box Internet du fournisseur d’accès Internet de tes parents soit via un câble, ou sans fil via la technologie Wifi. De la box Internet, un câble en cuivre ou en fibre optique rejoint le matériel du fournisseur d’accès à Internet pour se connecter au reste du monde. Car ce réseau est mondial : tu peux échanger avec ton copain en Argentine, ou ta tante en Australie et même un instituteur en Antarctique.

Carte géographique d’ARPANET/MILNET en Avril 1984

Mais pourquoi accessible au public ? Il faut savoir qu’Internet est le descendant d’ARPANET, créé en 1966, aux U.S.A. par la DARPA qui est une branche orientée recherche de l’armée américaine. En quelques années, ce petit réseau fût rejoint par d’autres chercheurs, puis fût connecté aux universités américaines. Petit à petit, l’ARPA perd la main sur le réseau qu’il a créé initialement. D’autres chercheurs du monde continuent à se connecter au réseau. En 1983, ARPANET se détache du réseau qui devient InterNet pour “INTERnational NETwork”. Dans la fin des années 1980 et au début des années 1990, l’accès Internet s’ouvre au public via la possibilité d’acheter une connexion auprès d’un fournisseur d’accès à Internet. Et là, c’est l’explosition, Internet augmente sans cesse :

  • 4 ordinateurs en 1969 ;
  • 213 en 1981 ;
  • 28 000 en 1987 ;
  • 617 000 en 1991 ;
  • 12 000 000 en 1996 ;
  • 95 000 000 en 2000 ;
  • 730 000 000 en 2010 ;
  • 1 012 000 000 en 2019.

On peut voir l’évolution fulgurante du nombre de machines sur Internet : cela s’explique qu’auparavant, uniquement les ordinateurs se connectaient à Internet et que désormais, de nombreuses machines se connectent à Internet : ordinateurs, smartphones, tablettes, mais aussi d’autres objets du quotidien : voitures, réfrigérateurs, etc…

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi les taxis américains sont jaunes ?

New York, aux Etats-Unis, est célèbre pour ces taxis jaunes qui traversent la ville de long en large toute la journée. Ces taxis sont aussi appelés “Yellow Cabs”. Cela vient du nom de la société qui les gère : la “Yellow Cab Company” fondée en 1915. Le fondateur de la société John Hertz avait lu dans l’étude de l’Université de Chicago que la couleur jaune était un des plus visibles. Pour que ces taxis soient reconnaissables de loin, il décida d’utiliser cette couleur. Un petit détail pose problème : l’étude n’a jamais existé, personne ne l’a jamais retrouvé dans les archives de l’Université. On suppose que la domination des taxis jaunes repose plus sur le succès des taxis.

Pour la petite histoire, John Hertz a quitté en 1929 la Yellow Cab Company pour lancer l’entreprise de location de voitures qui porte son nom. La couleur jaune fait, depuis le début, partie du logo et y est toujours incorporé.

Taxi de la Yellow Cab Company de Chicago

Dans les taxis célèbres, il y aussi les taxis londoniens. Ils sont appelés les “Black Cabs”. Tous les taxis de Londres sont fournis par le carrossier Carbodies et sont connus par leurs lignes inimitables. Mais pourquoi le noir ? La couleur a été choisie pour un motif économique. En fait, Carbodies demandait un supplément assez dissuasif pour toute autre couleur que le noir. A tel point que cette couleur s’est imposée jusqu’à devenir une tradition quasi intangible.

On peut continuer avec n’importe quel pays :

  • pour Madrid en Espagne, les taxis sont blancs avec une barre latérale et diagonale de couleur rouge, choisi par le maire de Madrid ;
  • pour Mexico City au Mexique, ils sont verts et blancs ;
  • pour l’Indonésie, ils sont bleus ciel ;
  • pour l’Allemagne, ils sont crème ;
  • pour les Emirats Arabes Unis, les taxis roses “Pink Taxies” ont pour spécificité d’être conduits par des femmes (et de n’accepter que des enfants et des femmes, et jamais des hommes seuls) ;
  • pour le Maroc, il y a deux couleurs : le rouge, pour 3 passagers maximum et le blanc pour 6 passagers maximum.

Tant de pays et tant de couleurs !

Source : Wikimedia Commons

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