Papa, dis-moi, c'est quoi le métier de moniteur d'équitation ? Métiers
Le moniteur d’équitation apprend aux cavaliers à monter à cheval et à bien comprendre leur monture. Il accompagne aussi les élèves dans leur progression, les compétitions et le soin des chevaux au quotidien. C’est un métier de passion, à la fois sportif, pédagogique et proche des animaux.
Interview de Hélène Bourgoin
Dans cet épisode, Aurélie reçoit Hélène, une passionnée qui exerce le métier de monitrice d’équitation depuis près de 20 ans (diplômée en 2008). Issue d’une famille de cavaliers, elle a grandi dans le centre équestre de sa maman avant d’en faire sa profession.
En quoi consiste le métier ?
Au-delà de l’enseignement technique, Hélène définit son métier comme un mode de vie. Il s’agit de transmettre une passion tout en développant chez les cavaliers (du débutant au compétiteur) des valeurs essentielles :
- Le sens des responsabilités et l’autonomie,
- La gestion des émotions (les siennes et celles de l’animal),
- L’aspect social et le respect de l’autre.
Le métier est très varié car l’équitation compte 32 disciplines (saut d’obstacles, dressage, concours complet, hunter, boltige, etc…).
Formations et qualités requises
Deux voies principales sont abordées pour accéder au métier :
- Le BPJEPS : Le diplôme principal. Il nécessite d’avoir 18 ans et un niveau Galop 7. La formation dure un an en alternance.
- Le diplôme d’animateur : Accessible dès 16 ans avec un niveau Galop 4, il permet d’enseigner jusqu’au niveau Galop 4.
Les qualités clés : Si aimer les chevaux est une évidence, Hélène insiste sur le fait qu’il faut surtout aimer les gens et être un bon communiquant. Il faut aussi être patient, empathique et physiquement robuste.
La réalité du quotidien (les “plus” et les “moins”)
Le métier comporte des défis exigeants :
- Les contraintes :
- Travail en extérieur par tous les temps (froid, pluie),
- Horaires décalés (soirs, mercredis et week-ends),
- Salaires peu élevés,
- Difficultés pour prendre des vacances.
- Les joies :
- Le contact permanent avec la nature et les animaux,
- Le plaisir de voir ses élèves progresser et réussir,
- La convivialité propre aux centres équestres.
Une journée type alterne entre les soins aux chevaux le matin, l’entretien de la structure (clôtures, stocks de foin), l’administratif et environ 4 à 6 heures de cours par jour.
Spécialisation et avenir
Hélène est aujourd’hui indépendante et s’est spécialisée dans le Hunter. Elle a également diversifié son activité en créant du contenu de formation en ligne pour d’autres enseignants.
Sur l’avenir du métier, elle note une évolution majeure vers le bien-être animal et l’éthologie. Elle prévoit que la filière devra s’adapter aux enjeux éthiques et économiques (baisse du pouvoir d’achat, nouvelles normes de détention des chevaux) pour perdurer.
### Ressources
Elle conseille plusieurs livres :
- Les guides Galop de la Fédération Française d’Equitation
Côté sites, elle recommande :
- Fédération Française d’Equitation et leurs différents réseaux sociaux.
Le mot de la fin
Hélène résume son métier en trois mots : Passion, Détermination et Bienveillance. Pour le prochain épisode, elle suggère d’inviter un(e) assistant(e) vétérinaire.
Quels sont les compétences pour être moniteur d’équitation ?
Pour être moniteur d’équitation, il faut plusieurs compétences importantes :
- Bien connaître les chevaux et l’équitation,
- Être pédagogue et patient, pour apprendre à des cavaliers de tous niveaux,
- Avoir un bon sens de l’observation, pour corriger les gestes et comprendre le comportement du cheval,
- Aimer le contact humain, car on travaille beaucoup avec les élèves et les familles,
- Être en bonne condition physique, car le métier demande de l’énergie et du travail en extérieur.
C’est un métier qui demande à la fois de la passion, de la rigueur et beaucoup de bienveillance.
Où exerce le moniteur d’équitation ?
Le moniteur d’équitation exerce principalement :
- Dans un centre équestre ou un poney-club, pour donner des cours aux cavaliers,
- Dans des écuries de propriétaires, pour accompagner des cavaliers plus expérimentés,
- En compétition, pour coacher les cavaliers lors des concours,
- Parfois en indépendant, en se déplaçant dans différentes structures.
C’est un métier qui se pratique surtout sur le terrain, au contact des chevaux et des élèves.
Quels sont les études pour devenir moniteur d’équitation ?
Pour devenir moniteur d’équitation, la formation principale est le BPJEPS spécialité activités équestres. La formation dure en général 1 an qui est souvent faite en alternance centre de formation et structure équestre. C’est un diplôme reconnu par l’État. Pour y accéder, il faut généralement avoir 18 ans, avoir un bon niveau à cheval (Galop 7), réussir des tests d’entrée et un entretien. Il faut savoir que le Bac n’est pas obligatoire.
Il existe aussi le diplôme d’animateur d’équitation, accessible plus tôt, dès 16 ans avec un niveau Galop 4, mais il permet d’enseigner à un niveau plus limité.



Merci. Votre message a bien été enregistré.