Papa, dis moi …

Papa, dis-moi pourquoi je vois mon reflet dans un miroir ?

Dans les objets du quotidien, il y en a que l’on utilise régulièrement : c’est le miroir. C’est un objet assez ancien car son utilisation remonte à la Préhistoire. Il faut attendre Ptolémée en l’an 90 pour avoir les premières recherches sur la réflexion et la réfraction de la lumière. Quand on regarde un miroir, on y voit son propre reflet, une image de soi-même mais en inverse. Techniquement vu qu’on voit notre image, c’est que notre image est réfléchie sur le miroir. Quand on éclaire un objet, la lumière que l’on projette est émise dans toutes les directions : on appelle cela la lumière diffuse. Cette lumière qui arrive sur le miroir est donc réfléchie mais pour être précis, il est réfléchi avec le même angle que l’angle d’arrivée. C’est exactement la même chose qu’une balle de ping-pong qui rebondit sur une table de tennis de table. Mais pour notre cerveau, lorsque la lumière arrive à notre oeil, il a parcouru une ligne droite. De ce fait, l’angle d’incidence lorsque la lumière est réfléchie donne cette impression de réflexion du miroir.

La ville de Toronto vu derrière un miroir

Mais techniquement qu’est ce qui fait réfléchir la lumière dans le miroir ? On pourrait au premier abord dire que c’est une sorte de verre. Dans la plupart des cas, c’est bien du verre derrière lequel est apposé une fine couche métalliquepolie afin que la lumière puisse rebondir dessus.

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Papa, dis-moi pourquoi la Mer Rouge est bleue ?

En fait, la vraie question est pourquoi cette mer d’une eau bleue est appelée la Mer Rouge. Cette mer située en l’Afrique du Nord et le Moyen Orient est principalement connue pour être la mer vers laquelle on arrive après le Canal de Suez. Maintenant on va attaquer l’origine du nom. Plusieurs origines sont possibles :

  • dans l’Antiquité Romaine, la mer portait le nom du Roi Erythrus qui régnait sur l’Arabie, le pays avoisinant la mer. Sauf qu’en grec ancien, le terme « erythros » signifie “rouge”, d’où une confusion possible ;
  • à l’occasion, des effervenscences d’algues, et plus précisément des cyanobactéries de l’espèce Trichodesmium erythraeum, peuvent arriver. Sauf que quand ces bactéries meurent, celles-ci donnent une couleur rougeâtre à cause d’un pigment interne à ces bactéries : la phycoérythrine ;
  • selon le code géo-chromatique utilisé dans la Haute Antiquité, on assignait à chaque point cardinal une couleur, et pour le Sud, la couleur était le rouge. Comme cette mer se trouvait au Sud de Rome et la Grèce Antique, le nom de “Mer Rouge” aurait pu lui être attribué ;
  • en Arabie, le rouge est assigné au point Cardinal Ouest, et comme la Mer Rouge est la mer se trouvant à l’Ouest de l’Arabie antique et contemporaine.

L’une des îles Giftun près d’Hurghada

D’autres mers portent aussi un nom de couleur :

  • la Mer Noire qui se trouve entre la Bulgarie, la Roumanie et la Russie ;
  • la Mer Blanche, au Nord-Ouest de la Russie et au Sud de la Mer de Barents ;
  • la Mer Jaune qui se trouve entre la Chine et la Corée.

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Papa, dis-moi pourquoi la lettre Y est dite grecque ?

La vingt-cinquième lettre de l’alphabet est assez bizarre avec cette origine définie lorsqu’on l’épèle. Le “Y” ou “I grec” serait donc d’origine grecque ? La réponse est oui. La langue latine l’a emprunté à l’alphabet grec pour représenter celui derrière le son “[u]” pour lequel l’alphabet latin n’avait aucune correspondance. En grec, le “y” ou “i-grec” s’appelle “upsilon”. Côté prononciation, il faudra attendre la fin du Moyen-Âge pour qu’on le prononce avec le son “i” ; la lettre “y” devient ainsi une version alternative du “i” dans les textes latins du Moyen-Âge.

Lettre Y

Pour continuer avec le “y”, il faut savoir qu’on peut considérer cette lettre autant comme une voyelle car elle se prononce “i” (comme dans étymologie ou syllabe) mais aussi comme une consonne car elle se prononce comme un “ye” (comme dans royal (roi-ial), ou appuyer (appui-ier)). Selon l’Académie Française, en tant que consonne, elle se prononce « comme si il y avait deux i, l’un faisant partie de la syllabe précédente, et l’autre dans une syllable suivante ». Dans tous les cas, on la range dans les voyelles. Il faut savoir qu’en début de mot, cette voyelle n’admet généralement ni élision (on dit le yaourt et non pas l’yaourt), ni liaison (on dit les yaourts et non pas les z’yaourts). Evidemment, certaines exceptions existent comme toujours dans la langue française. On dit regarder dans les yeux (les z’yeux) et aller dans l’Yonne. Cette lettre dite grecque est donc bien intégrée dans la langue française.

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Papa, dis-moi pourquoi les girafes ont-elles des cornes ?

Tout d’abord, les “cornes” des girafes ne sont pas véritablement de vrais cornes. Ce sont des os recouverts de peau et terminés par une touffe de poils. Ces os sont appelés des ossicônes que l’on retrouve aussi chez les okapis. En général, les girafes ont deux ossicônes. Mais certaines mâles peuvent avoir une troisième bosse sur le front : il ne s’agit pas cette fois-ci d’un os mais d’un dépôt de calcium qui finit de donner l’impression d’une corne. Par contre, les touffes de poils disparaissent rapidement chez les mâles. Mais pourquoi uniquement chez les mâles ? En fait, les mâles se battent en se lancant de grands coups de tête dans la gorge, comme s’il s’agissait d’un bélier ou d’une masse d’armes, mais les ossicônes ne leur servent pas particulièrement dans ces combats. Par contre, les poils tombent rapidement après quelques combats.

Cous croisés de girafes, dans la réserve animalière de Madikwe, en Afrique du Sud

Ces ossicônes ont même fait pensé à un paratonnerre à une époque. En fait, les ossicônes étant des os avec de la chair et du sang, ces derniers ne sont pas des bons conducteurs. On en déduit donc que ces ossicônes n’en font pas de bons paratonnerres. En fait, la fonction primaire de ces ossicônes n’est pas trés claire. Ces “cornes” permettent aux girafes pour se reconnaitre dans les troupeaux, comme le font les antilopes avec les cornes. Cette reconnaissance visuelle est renforcée par la présence de glandes qui répandent une odeur et qui sont situées à la base des ossicônes. Ces odeurs sont déposées dans les branches qui composent sa nourriture par le contact des ossicônes avec les branches. L’odeur laissée indique à ces congénères que telle girafe est passée par là.

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Papa, dis-moi pourquoi Big Ben s'appelle comme ça ?

Big Ben, tu connais ? Mais si la tour horloge au centre de Londres, accôté au palais de Westminster où siège le Parlement britannique. Techniquement, Big Ben était à l’origine le surnom de la grande cloche qui se trouve au sommet de la tour Élisabeth. Cette tour s’appelait auparavant tour de l’Horloge. En 2012, pour célèbrer le jubilé de diamant de la reine Elisabeth II, la tour fût renommé en son honneur. Couramment, Big Ben est employé pour parler de l’horloge et de la tour dans son ensemble.

Palais de Westminster et la tour Élisabeth

Au départ, la cloche s’appelait “The Great Bell”. Mais d’où vient Big Ben ? On est pas sûr mais une des hypothèses les plus connues semble assez logique. Le nom viendrait de la personne qui a ordonné la fonte de la cloche, un ingénieur civil du nom de Benjamin Hall. Cet homme était trés grand (big en anglais) et on le surnommait Ben. Une autre hypothèse viendrait du nom de Ben Caunt, un boxeur poids lourds qui devint célèbre dans les années 1850 après avoir combattu à poings nus contre Nat Langham, après plus de soixante rounds. La première hypothèse semble la plus probante d’autant que son patronyme est gravé sur la surface de la cloche.

Pour informations, voici quelques chiffres :

  • la cloche pèse 14 tonnes et a un diamètre de 7 mètres ;
  • la tour est haute de 96 mètres, et l’escalier en spirale à 334 marches ;
  • les aiguilles mesurent respectivement 2,7 et 4,3 mètres.

Source : Wikimedia Commons

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