Papa, dis moi …

Papa, dis-moi pourquoi pèle-t-on après un coup de soleil ?

Parce que la peau est comme un madeleine et c’est meilleur sans la peau. Mais non, je te taquine ! Il faut que tu imagines la peau comme un ensemble de couches de cellules, un peu comme les strates terrestres ou comme les feuilles d’un oignon. Il faut savoir que quand tu prends un coup de soleil, en fait, ta peau brûle. Cela dépend de nombreux facteurs qui influeront sur la profondeur de ces coups de soleil : la génétique, la récurrence de la prise de soleil, la période de l’année, l’heure et la durée d’exposition au soleil. On pourra alors parler de hâle, de bronzage, de rougeurs, et si cela empire, on arrivera aux claques voire à une nécrose de la peau. Un autre facteur jouera au niveau de ta peau : la capacité d’absorption de l’épiderme et du derme, qui feront une différence supplémentaire entre deux personnes. Ainsi, un peau blanche résistera moins aux rayons du Soleil, mais aussi la peau des enfants, car leur durée d’exposition est moindre que par rapport à celle d’un adulte.

Coup de soleil

Mais pourquoi pèle-t-on ? Il faut savoir que la peau se régénère complètement. La peau dite « morte » mue, comme un serpent, et est remplacée par une peau neuve. C’est ainsi que tes bobos forment des croûtes avec le temps, que tes ongles poussent et que les coupures disparaissent. Le processus de régénération de la peau est visible sur le long terme et invisible sur le court terme. Une grande partie des cellules de ton corps meure à chaque instant, puis est remplacée par d’autres cellules à chaque instant.
Pour prévenir des coups de soleil, il est conseillé de ne pas rester trop longtemps au soleil, de se couvrir la peau, de ne pas aller au Soleil entre 12 et 16 heures, pendant l’été, et 11 et 15 heures, en hiver.

Source : Wikimedia Commons


Bonnes Vacances

Et voilà, l’équipe de « Papa, dis moi » va partir deux mois en vacances après 82 articles sur différents thèmes : de l’astronomie à la zoologie en passant par la cuisine ou la physique. Nous espérons que vous avez apprécier ces 41 semaines où nous avons essayé de répondre aux questions que se posent nos chères têtes blondes. Pour nous, c’est fini pour cet été, mais seulement pour revenir avec encore plus de réponses au mois de Septembre. Mais on ne va pas partir sans vous laisser un petit devoir de vacances :

Quelle questions vos enfants vous ont-ils posé que vous n’avez pas su répondre ?


Papa, dis-moi faut-il éplucher les champignons de Paris?

Tu as vu que ton oncle épluchait le chapeau des champignons qu’on a mangé hier soir, alors que maman habituellement ne le fait pas et tu te demandes qui a raison.

Il s’agit en fait d’une habitude. Il n’est pas dangereux pour la santé de ne pas les éplucher.

D’abord, un peu d’histoire sur les champignons de Paris. L’Agaricus Bisporus n’est pas originaire de Paris comme son nom l’indique mais de la ville de Saumur en Anjou, ils prospèrent dans les nombreuses carrières creusées dans une pierre blanche appelée « tuffeau ». Le champignon de Paris est un champignon dit de couche, il est cultivé en champignonnière sur du substrat à base de fumier de cheval.
Le champignon de Paris a été et est aussi toujours cultivé dans les catacombes à Paris.

Champignons de Paris

Du fait de sa culture, il est conseillé de les nettoyer avant de les manger. Il ne faut surtout pas les plonger dans l’eau car, étant dès spongieux, ils perdent tout leur goût. Il faut mieux couper les parties abîmées et brosser légèrement les champignons pour retirer le reste de substrat. De nos jours, le substrat sur lequel ils poussent est pasteurisé, il n’y a donc aucun risque pour la santé.
Après il s’agit d’une histoire d’habitude et de goût pour savoir si on épluche le chapeau ou non.

Le champignon de Paris a une peau fine, tendre, veloutée lorsque on le passe sous l’eau : elle devient alors lisse, tendue. Si tu tests de le croquer cru, tu verras que ça fera comme une pomme il faut faire craquer la peau plus dure pour découvrir la tendreté de la chair.

Pour émincer les champignons, la peau risque donc de se déchiqueter. Pour préparer des champignons crus, il faut de préférence les peler.

Par contre, pour la cuisson, il vaut mieux garder la peau, qui protège la chair, lui évitant ainsi de se transformer en éponge.

En tout cas, il ne faut pas se priver de ce légume, qui est plein de vitamines très bonnes pour la santé. C’est l’été profitons-en pour préparer des salades composées avec des champignons frais, un vrai régal !

Source: Wikimedia Commons


Papa, dis-moi pourquoi les lions bâillent ?

Parce qu’ils aiment montrer leurs grandes dents, pour prouver qu’ils sont les rois des animaux.
Mais, non je te taquine! 😉

D’abord qu’est ce que le bâillement ?
C’est un réflexe qui fait qu’on étire puissamment les muscles de la mâchoire, du visage, et les muscles qui nous font respirer. Ainsi, la respiration est très forte, cependant cela n’augmente pas l’oxygénation du cerveau. Bâiller est un travail musculaire commandé par le cerveau. Regarde par exemple quand tu te réveilles le matin, tu as le réflexe de bâiller et de t’étirer dans ton lit avant de te lever, là les muscles de ton dos, de tes bras et de tes jambes s’étirent en plus des muscles qui te servent à respirer.

Baillement de Lion

Le bâillement n’est pas propre à l’Homme, que ce soit un cheval, un lion ou une poule, tous les animaux qui ont un squelette et qu’on appelle des vertébrés baillent. Le bâillement est très répandu dans le monde animal.
Il est ce qu’on appelle un réflexe, cela survient sans qu’on le veuille, qu’on le désire, qu’on le cherche.

Il se caractérise par un changement de l’état de vigilance: il sert à stimuler la vigilance au réveil et à lutter contre l’endormissement. Le bâillement accompagne aussi les rythmes alimentaires et certains comportements de reproduction chez les animaux.En observant des lions, les chercheurs ont montré que la fréquence de leurs bâillements augmente quand l’heure du repas approche. Les lions chassent normalement au crépuscule, se reposent et dorment pendant le jour, seules les lionnes chassent la journée. Elles chassent en groupe, elle se positionnent à l’affût sous le vent, elles se découvrent tout d’un coup et donne la chasse au troupeau, qui, effrayé tombe dans l’embuscade. Les herbivores, quand à eux, passent plus de temps à se nourrir (et moins de temps à dormir) que les carnivores, et donc ils bâillent moins. On a montré que plus la ration calorique est élevée, plus l’animal bâille, et plus le sommeil est prolongé.

Voilà, tu sais maintenant pourquoi le lion qu’on a vu au zoo lors de notre promenade bâillait. Comme toi d’ailleurs quand tu bâilles, et petite spécificité chez l’Homme ce comportement est dit « contagieux ». Rien à voir avec un maladie, une expression populaire dit « qu’un bon bâilleur en fait bâiller sept autres », chez l’Homme, il s’agit d’un comportement social, c’est ce qu’on appelle une synchronisation comportementale.

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Papa, dis-moi pourquoi y a-t-il des trous dans le pain ?

Parce qu’une souris est passée et elle a une grosse faim, donc elle s’est servie. Comme à mon habitude, je te taquine. Les trous que tu voies dans la mie de pain sont des bulles de gaz qui sont restées emprisonnées lorsque le boulanger a cuit la pâte à pain. Il faut savoir que le pain est composé de farine de blé, d’eau, de sel et de levure qui est utile pour faire monter la pâte. On ajoute quelques fois des additifs. La levure que l’on utilise pour faire lever le pain est en fait un champignon composé d’une seule cellule : le Saccharomyces cerevisiae.
La fabrication du pain se compose de plusieurs étapes. Il y a d’abord la panification qui consiste au mélange des divers ingrédients : farine, eau et levure. Ce mélange permet de lier les protéines les unes avec les autres afin d’avoir un réseau moléculaire élastique. C’est pour cela que la pâte à pain est extensible et colle aux dents. Petit à petit, au fur et à mesure du pétrissage, de l’air est emprisonné dans la pâte. Ce sont les levures qui consommeront une partie de cet air pour générer un gaz : le dioxyde de carbone. On dit que le pain respire. L’eau est là pour activer des enzymes producteurs de glucides fermentiscibles. Après la panification, il y a le pétrissage. On stocke la pâte ainsi mélangée dans une cuve à pétrain à une température précise de 27°C. On dit que la pâte repose. En fait, à l’intérieur de celle-ci, cela s’active beaucoup. Les levures produisent une réaction de fermentation alcoolique, quand il n’y a plus d’air disponible. Cette réaction produit aussi un gaz qui fait monter la pâte et permet ainsi à celle-ci de doubler ou tripler de volume. Le boulanger intervient à ce moment en divisant cette pâte en bâtons pour faire des baguettes, ou en boules pour faire des boules de pain. Après cette mise en forme, il reste au boulanger à chauffer le pain au four à 230°C pendant environ 20 minutes. Dés lors, la chaleur accélère la fermentation. Le boulanger passe ensuite la températeur à 60°C. Quand il n’y a plus d’eau et d’enzymes, la fermentation s’arrête. Plus aucune réaction n’a lieu. Le pain va alors se solidifier : le gaz se dilate sous l’effet de la chaleur et l’amidon du pain se solidifie. Cette partie s’appelle l’empesage. Et voilà, le pain est prêt.

Pain avec des trous

Après toutes ces explications, je vais clarifier : la levure du pain se nourrit d’air et génére du gaz ; l’eau active des enzymes ; quand la pâte se repose, et qu’il n’y a plus d’air, la levure continue à produire des gazs ; quand la pâte est mise au four, les gazs vont se dilater et prend plus de place ; quand la température du four est baissé, le pain va commencer à se solidifier et les poches de gazs vont rester pour former des trous à la découpe du pain.

Source : Wikimedia Commons