Papa, dis moi…

Papa, dis-moi pourquoi met-on des lunettes pour voir un film en 3D ?

Excellente question ! D’abord, qu’est ce que la 3D ? Aussi appelée trois dimension ou tridimensionnel, c’est ce qui caractérise l’espace qui nous entoure, tel que perçu par notre vision. En effet, tout ce qui est autour de toi, tu peux le définir en terme de largeur, hauteur et profondeur. Pour t’aider, visualise un cube.

Au cinéma, on essaye de plus en plus de reconstituer la sensation naturelle de vision en relief de l’oeil humain. Comment fonctionne notre vision ? Il faut savoir que nos deux yeux sont distants de 65 mm environ et de ce fait, n’enregistrent pas la même image. Les images ainsi reçues au fond de l’oeil sur la rétine, sont assemblées par notre cerveau pour donner la perception d’une seule image. Néanmoins, nous ne sommes pas tous égaux devant la 3D, il existe des personnes souffrant de troubles de la vision, comme le strabisme ou la myopie, qui ne la perçoive pas bien. Cependant, comme tout organe, les yeux et leurs muscles peuvent travailler, et avec certains exercices on peut habituer nos yeux à voir la 3D.

Nous devons également tenir compte du phénomène de la persistance rétinienne, c’est à dire que les images restent un certain laps de temps sur la rétine. On se sert de ce principe pour avoir l’impression du mouvement, en fait quand tu regardes un film au cinéma, tu as 24 images par seconde qui passent devant tes yeux. Tu peux d’ailleurs faire une expérience toute simple avec un crayon papier et un cahier, c’est ce que l’on appelle un folioscope: utilise le coin d’un cahier et dessine un personnage en mouvement, en décomposant bien image par image son mouvement, fait ensuite défiler les pages très vite et tu verras ton personnage s’animer devant tes yeux.

Et où intervient la 3D alors ? Voici une vidéo diffusée sur Arte dans l’émission le Truc qui l’explique très bien:

Emission Le Truc – Les images en relief – vidéo Arte TV

Le principe de l’image 3D consiste à leurrer notre cerveau, en utilisant le principe de la stéréoscopie, pour lui donner l’illusion de perception de deux images dissociées, afin qu’il reconstitue le relief. Pour ce faire, c’est simple, les images sont filmées simultanément avec deux objectifs, placées au même écart que les yeux.

C’est ensuite là qu’interviennent les lunettes, il existe trois types de techniques: La plus ancienne technique est appelé anaglyphe, les lunettes ont pour fonction de filtrer et ne laisser passer qu’une seule des deux images. Elle repose sur l’utilisation de filtres de couleurs complémentaires. L’image droite est rouge, l’image gauche est bleue. Tu as déjà dû voir ces lunettes dont l’oeil droit est route et donc l’oeil gauche est bleu ? Le résultat est que chaque oeil ne voit plus qu’une seule des deux images.Cette technique n’offre pas un rendu optimal en ce qui concerne la résolution des images et la restitution des couleurs. La projection passive ou polarisante est une autre technique, c’est la technique la plus utilisée aujourd’hui. Devant l’objectif du projecteur numérique, un boîter est rajouté afin de polariser en inverse les images pour l’œil droit et l’œil gauche. Les lunettes polarisantes ont pour rôle que chaque œil ne reçoit que les images qui lui sont destinées. Cette technique nécessite l’emploi d’un écran métallisé ou argenté, afin de conserver la polarisation de la lumière réfléchie. La projection active ou alternée est moins utilisée mais tend à remplacer progressivement la projection passive. On ne projette plus les images associées à chaque œil simultanément mais alternativement. Pour trier les images, les lunettes entrent en synchronisation avec l’écran de cinéma, et chaque verre se ferme et s’ouvre alternativement, jusqu’à plusieurs centaines de fois par seconde.

Peut être qu’un jour nous n’aurons plus besoin de lunettes pour voir les films en 3D au cinéma. On peux le penser avec l’arrivée des téléviseurs 3D sans lunettes ou téléviseurs auto-stéréoscopique, car là c’est directement l’écran qui affiche l’effet relief.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi c’est quoi un « mois » ?

En fait, tu parles de « moi » ou de « mois » ? Il y a « moi » qui te représente quand tu parles de toi, mais je pense que tu parles de « mois » qui est une unité de temps. Unité de temps… commençons simple. Tu as la seconde… cela est l’instant le plus court. Une seconde, c’est le temps qu’il faut pour te dire « Papa » ou « Maman ». Tu la multiplies par soixante et tu as la minute. Tu la multiplies de nouveau par soixante et tu as l’heure. Une heure, c’est aussi quand la grande aiguille de l’horloge à faire une fois le tour. Avec vingt-quatre heures, tu as une journée. Cette unité de temps, pour la reconnaître : elle commence quand tu dors, ensuite elle continue, quand tu te lèves et que tu vas chez la nounou ou à la maternelle, puis quand je te récupère le soir, et finit quand tu te couches. Ou si tu vois l’horloge, c’est quand la petite aiguille de l’horloge a fait deux fois le tour. Tout cela représente une journée.

Horloge, la notion de temps : seconde, minute, heure, jour, semaine, mois et année

Ensuite, tu as la semaine, c’est égal à sept jours : cela commence le lundi quand Papa et Maman partent au travail, auquel s’ajoute cinq jours (le nombre de doigts sur ta main) pour finir avec le dimanche après un week-end à s’être amusé et baladé avec toi. Et maintenant, tu as le mois, c’est environ quatre semaines et demi. Pour t’en rappeler, cela commence quand la lune est pleine, et qu’elle redevient pleine après être passé par les autres phases : pleine lune, premier quart de lune, demi-lune et dernier quart de lune. Les mois, si tu en prends douze, tu auras une année. Alors pour te donner un repère, je vais te donner une date référence qui va te faire rêver : Noël. Quand tu fêtes Noël ou ton anniversaire, un an se sera passé quand tu le fêteras de nouveau. Et voilà, maintenant tu sais qu’un mois dure longtemps.

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Papa, dis-moi pourquoi il ne faut pas être sous un arbre lors d’un orage ?

Brrr…. Effrayant un orage, les éclairs qui fendent le ciel, le bruit sourd du tonnerre. Tu n’as sans doute qu’une envie quand il y a de l’orage, c’est te réfugier sous tes draps ou bien dans le lit de tes parents.

Mais d’abord, c’est quoi un orage ? Dans la mythologie grecque, on pensait que c’était la manifestation du dieu Zeus, dont l’arme était la foudre qu’il envoyait sur la Terre. Dans la mythologie scandinave et germanique, c’était à Thor, le dieu du tonnerre, qui était incriminé. Même dans la Bible, Dieu use de la foudre contre ceux qui ne suivent pas sa volonté. De tout temps et dans toute culture, l’orage a effrayé et en même temps intrigué les gens.

Scientifiquement, l’explication de la foudre est assez simple. Les nuages d’orage, ce qu’on appelle les cumulonimbus, sont chargés négativement, du fait que les molécules les composants sont bousculées par les vents, ce qui crée un frottement entre elles et donc ce que l’on appelle l’électricité statique. Qu’est ce que c’est l’électricité statique ? Tu peux en faire l’expérience, prend ta règle en plastique dans ta trousse, découpe des petits bouts de papier, frotte ta règle rapidement sur ton pull, et ensuite place là au dessus des bouts de papier, tu vas voir qu’ils sont attirés et se collent à la règle. Pourquoi ? Et bien, parce qu’en frottant ta règle à ton pull, tu charges négativement la règle qui de ce fait est chargée en électricité statique, et comme une différence de charge se produit avec les bouts de papier, ceux ci sont attirés vers la règle. C’est comme ça que les charges négatives du nuage rejoignent les charges positives du sol, à travers l’air qui est conducteur. Notre éclair d’orage est né. Le bruit sourd du tonnerre, quant à lui, est dû à la dilatation de l’air, lui même lié au réchauffement causé par l’éclair.

Un éclair d’orage frappe un arbre

Et comme souvent dans la nature, le chemin le plus court est celui choisi, l’éclair va plutôt tomber sur le sommet pointu des arbres, les poteaux, les clochers des églises, etc… Voilà pourquoi, il ne faut pas se mettre sous un arbre quand l’orage est là, tout comme éviter de courir ou de se cacher sous un hangar métallique. Par contre, tu es tout à fait à l’abri dans une maison, car elles sont souvent équipées de ce qu’on appelle un parafoudre, ou paratonnerre, qui fût inventé par Benjamin Franklin, et qui est une sorte d’appât à foudre pour la faire tomber où on veut et sans danger. Tu es aussi à l’abri dans une voiture (bien sûr tant qu’elle n’est pas garée sous un arbre!), car, avec sa carrosserie métallique, elle joue le rôle de Cage de Faraday, c’est à dire qu’elle protège l’intérieur des influences des champs électriques extérieurs.

Il ne faut donc pas avoir peur de ce phénomène naturel, il faut juste ne pas être imprudent

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Papa, dis-moi pourquoi les mariés portent leur bague à l’annulaire ?

Tu vois très rapidement que « annulaire » ressemble à « anneau » qui est un synonyme de « bague ». C’est normal, car « annulaire » dérive du mot latin « annulus » qui voulait « bague ». Pour tout savoir, il faut remonter au temps des grecs et des romains. En fait, au 3ème siècle avant Jésus Christ, chez les médecins Grecs, la croyance était que l’annulaire ou le « troisième doigt », comme les Grecs l’appelaient, était relié directement au coeur via une artère, la veine de l’amour ou « vena amoris », en latin. Les grecs portaient donc cet anneau à l’annulaire, en contact direct avec le coeur, pour que l’anneau mis au doigt est encore plus d’importance et pour que l’anneau protège cette veine. Après que les Romains aient conquis les Grecs et que les chrétiens soient arrivés à Rome, la tradition est restée puis s’est trouvée absorbée par la religion chrétienne. Désormais, pendant la cérémonie d’union des mariés, à l’église, le jeune époux, en tenant la main gauche de la future mariée, placait l’anneau d’abord en haut de l’index en disant « Au nom du père », puis continuait vers le majeur en disant « Au nom du fils » et finissait par glisser la bague à l’annulaire en disant « Et du Saint-Esprit, Amen ».

Bague de mariage

L’anneau se porte donc à la main droite dans les pays de croyance chrétienne mais, dans les pays de langue germanique (Suisse, Autriche et Allemagne), l’anneau se porte à la main droite. Cette tradition d’anneau à la main droite est restée uniquement dans les coutumes chrétiennes. Ainsi, chez les orthodoxes, l’alliance est portée à l’annulaire de la main droite. Et, chez les juifs, l’alliance est passée à l’index droit de la jeune épouse. Chez les hindoux, ce n’est pas à la main que l’anneau est portée mais au deuxième orteil du pied.

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Papa, dis-moi pourquoi dit-on « casser la croûte » ?

Le mot croûte vient du latin crusta, ceci désigne la partie extérieure dure du pain. Quant au mot casser, il vient du latin quassare, qui veut dire secouer, mais il a ici le sens de broyer, manger. A la fin du 18 ème siècle, l’expression casser la croûte c’était partager son pain. Au 19 ème siècle, le pain étant l’aliment de base pour la population, le mot croûte a alors pris le sens plus large de nourriture. L’expression désignant alors l’action de manger un repas simple et plutôt rapide. On peux parler de manger « sur le pouce », expression utilisée depuis la même époque, du fait que le pouce est beaucoup utilisé quand on manie le couteau pour couper le pain.

Croûte de Pain

On utilise également l’expression de casse-croûte, qui désigne un repas très simple ou bien un sandwich. Au 19 ème siècle, c’était le repas sommaire que prenaient les ouvriers pendant leur pause au travail. A l’origine, c’était aussi un outil pour broyer les croûtes de pain à l’usage des vieillards édentés.

De nos jours, nous prenons plus ou moins souvent des repas rapides. Ce n’est pas toujours par manque de nourriture, et ils ne sont pas toujours à base de pain. Souvent décriés en terme de qualité nutritionnelle, on parle aujourd’hui de Fast Food, ou bien de Street Food, littéralement « nourriture rapide » et « nourriture de rue ».

Source: Wikimedia Commons