Papa, dis moi…

Papa, dis moi, pourquoi les vaches ont des cloches à la montagne ?

Si je te dis, cela te fait penser à Pâques et au chocolat et donc cela n’a absolument rien à voir. En fait, il faut savoir qu’à la montagne, les herbages pour les vaches peuvent s’étendre sur de très grandes distances sans limites de terrain. Les vaches paissent alors tranquillement en liberté dans les prairies tandis que l’éleveur fait son travail quotidien. Mais à ce moment, comment voir où sont les vaches ? C’est là qu’interviennent les cloches. Avec de l’habitude, elles permettent au bruit de savoir à quelle distance et dans quel coin les vaches sont et ce qu’elles sont en train de faire. Ainsi, une vache en train de marcher ne va pas faire le bruit qu’une vache qui se gratte le cou contre un arbre. De plus, certaines cloches peuvent être façonnés de façon à ne pas faire le même bruit et ainsi identifier la vache en fonction de son bruit. Ensuite, la cloche est utile sur un deuxième point. A la montagne, les éleveurs ont souvent peur des prédateurs qui pourraient attaquer leurs bêtes comme par exemple, les loups ou les ours, après un hiver rigoureux et affamant. Le fait que les vaches aient cette cloche ferait alors fuir les prédateurs par le bruit. Ainsi, la cloche a alors un effet dissuasif contre les prédateurs et un effet informatif pour les éleveurs de vaches.

Cloche de vache

Il y a de nombreuses décennies, il n’y avait pas que les vaches qui portaient des cloches mais tous les animaux d’élevage : moutons, chèvres et vaches. De plus, tout un folklore existe dans les montagnes autour des cloches. En Suisse, principalement, ces « cloches à vaches » ou sonnailles sont utilisés comme instruments de musique. Le son est modulé en fonction de l’endroit où le musicien frappe la cloche, et de comment il assourdit le son avant sa main.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis moi, pourquoi dit-on « avoir des larmes de crocodiles » ?

C’est effrayant un crocodile avec sa grande gueule remplie de dents acérées. Alors pourquoi cet animal venu tout droit des temps préhistoriques irait pleurer?

 

Il y a tout d’abord une explication scientifique à ces larmes, les glandes salivaires et lacrymales de l’animal seraient reliées entre elles et lorsque l’animal mangerait ses proies cela activerait les glandes lacrymales, faisant penser à de la compassion pour ses victimes. Mais malheureusement, cette explication n’est vraie que pour les alligators américains, cousins des crocodiles dont nous parlons.

 

Passons donc outre les état d’âme de cet animal, pour chercher l’explication de cette expression.
Elle existe dans sa forme actuelle depuis le 16ème, mais son origine vient de beaucoup plus loin, puisque qu’elle nous vient des bords du Nil et d’anciennes versions de l’expression en grec et en latin.

 

Ces « larmes de crocodile » sont le fruit d’une légende selon laquelle, les crocodiles du Nil poussaient des gémissements pour feindre une profonde peine et attirer ainsi leurs futures victimes.
Une autre forme de la légende de l’appel des sirènes en somme.

 

L’expression désigne donc des larmes et un chagrin, hypocrites et feints, destinés à tromper l’entourage.

Crocodile_du_nil

Si vous n’êtes pas lassés des crocodiles après tout ça, je vous laisse entonner avec vos enfants la célèbre comptine « Ah, les crocodiles ».
Pour ceux qui en ont besoin voici un rappel des paroles 🙂

 

Un crocodile, s’en allant en guerre,
Disait au r’voir à ses petits enfants.
Traînant ses pieds dans la poussière,
Il s’en allait combattr’ les éléphants.
REFRAIN (bis)
Ah ! Les cro, cro, cro (bis)
les crocodiles
Sur les bords du Nil, ils sont partis,
N’en parlons plus.
Il fredonnait une march’ militaire,
Dont il mâchait les mots à grosses dents.
Quand il ouvrait la gueule tout entière,
On croyait voir ses ennemis dedans.
REFRAIN
Il agitait sa grande queue à l’arrière,
Comme s’il était d’avance triomphant.
Les animaux devant sa mine altière,
Dans les forêts, s’enfuyaient tout tremblants.
REFRAIN
Un éléphant parut : et sur la terre,
Se prépara ce combat de géants.
Mais près de là courait une rivière,
Le crocodile s’y jeta subitement.
REFRAIN
Et tout rempli d’une crainte salutaire,
S’en retourna vers ses petits enfants.
Notre éléphant, d’une trompe plus fière,
Voulut alors accompagner ce chant.
REFRAIN

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis-moi, pourquoi est-ce que les manchots dandinent ?

Tout simplement parcequ’ils ont la classe à marcher comme cela ou c’est peut-être parce qu’ils s’entrainent à la danse des canards. En fait, pour savoir pourquoi les manchots marchent comme cela, il faut comprendre leur morphologie : les manchots ont les pattes qui sont situées à l’extrémité du corps afin d’améliorer leurs capacité pour la nage et le plongeon. Cela explique leur démarche sur terre un peu maladroite traduite par un dandinement spécifique aux manchots.

Manchot empereur

Mais d’autres questions peuvent survenir sur le manchot.
A quoi servent les tout petites ailes des manchots ?
En fait, les ancêtres des manchots étaient capables de voler tout en ayant l’autre capacité de nager. Mais les ailes de manchot ne leurs permettaient à la fois de voler et de nager efficacement. Donc, lors de l’évolution leurs ailes ont préféré l’option natation car l’accès à la nourriture était plus simple en mer que dans les airs. Désormais, leurs ailes servent aux manchots un peu de propulseurs et un peu de gouvernail lors de leurs déplacements aquatiques.

Pourquoi les manchots n’ont ils pas froid ?
En fait, le manchot a trouvé une bonne technique : il est tout rond. Il fait un peu pareil que toi quand tu as froid et que tu serres tes bras contre ton corps pour garder la chaleur pour pas qu’elle ne s’échappe. Ainsi, le manchot, avec ses courtes ailes, son petit cou et ses petites pattes, fait comme si il était recroquevillé. De plus sous sa peau, se trouve une couche de gras qui le protège du froid et sa peau est recouverte de plumes extrêmement serrés pour ne pas laisser un rayon de lumière et recouvertes de graisse pour améliorer sa pénétration dans l’eau sans laisser passer une goutte d’eau. Et pour finir, sa couleur noire sur son dos fait qu’il chauffe plus facilement au soleil.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis moi, pourquoi appelle-t-on ça un cordon bleu ?

De temps en temps, à la cantine ou bien à la maison, tu manges ce qu’on appelle un cordon bleu, mais qu’est ce que c’est et d’où provient ce drôle de nom ?

Le cordon bleu est un plat traditionnel, préparé avec une escalope (de poulet, de dinde ou de veau), roulée autour de jambon et de fromage, puis panée. C’est un plat connu dans de nombreux pays. On ne sait pas très bien d’où provient l’origine du nom cordon bleu.

Cordon bleu

D’aucuns feront la comparaison avec l’escalope milanaise dont les italiens cousaient les bords avec un cordon de couleur bleu pour éviter au jambon et autres farces à l’intérieur de s’échapper à la cuisson.

D’autres diront que cette recette fût inventée à la célèbre école de cuisine à Paris, le Cordon Bleu.

D’autres encore, feront l’amalgame avec les chevaliers de l’Ordre du Saint-Esprit, distinction ancêtre de la légion d’honneur, qui avait la forme d’une croix et que les chevaliers portait accrochée à un large ruban moiré bleu ciel porté en écharpe de l’épaule droite à la hanche gauche, d’où le surnom de cordon bleu aux chevaliers qui la portait. Ceux-ci organisaient régulièrement des dîners dans les meilleurs restaurants parisiens, au fur et à mesure, les chefs de ces restaurants furent nommés cordon bleu, puis par déviation les plats qu’ils servaient régulièrement.

Dernière hypothèse, il s’agit peut être, tout simplement, d’une invention d’un cordon bleu, qu’on aurait nommée ainsi car elle était une personne particulièrement douée en cuisine, et qui aurait donné ce nom à son plat.

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Papa, dis moi, d’où vient le nom du Paris-Brest ?

Tout simplement parcequ’il est fabriqué à Paris et manger à Brest… Mais non, je rigole. Selon l’histoire du Paris-Brest, il a été inventé par un pâtissier de Maisons-Lafitte, Louis DURAND en 1909. Devant sa devanture passaient les participants de la course cycliste, la Paris-Brest-Paris, créée en 1891 par le journaliste Pierre Giffard. Cet entrepreneur aurait demandé à Monsieur DURAND de créer un gâteau en l’honneur de la course. A cycliste, on pense vélo et à vélo, on pense à roue. Cela nous ramène à la forme circulaire de la pâte à choux du Paris-Brest. Cette couronne que l’on garnit d’amandes effilées est en suite évidée puis fourrée par de la crème mousseline alors que c’était de la crème au beurre à l’origine. On replace la couronne puis on saupoudre l’ensemble par du sucre glace. Depuis, la course Paris-Brest-Paris a disparu pour laisser la place au Tour de France, mais le gâteau qui a été créé en son honneur est resté dans les mémoires et les estomacs.

Paris-Brest

Source : Wikimedia Commons