Papa, dis moi…

Papa dis moi, pourquoi dit-on « avoir un chat dans la gorge » ?

Miaou Miaou… Quand tu es enroué, on te parle souvent d' »avoir un chat dans la gorge ». Tu peux essayer de l’attirer avec des croquettes, mais je ne pense pas qu’un chat va sortir par ta bouche, par contre, tu as de forte chance de faire passer ça en demandant à tes parents de te préparer un bon verre de lait chaud avec du miel dedans.

 

C’est une curieuse expression, pourquoi un chat irait se loger dans ta gorge ? C’est vrai qu’ils font des choses incroyables comme dans le dessin animés de Disney, les aristochats, où ils jouent du jazz et chantent « tout le monde veut devenir un cats », mais en fait, il s’agit surtout d’une expression.

 
Le film 'Les Aristochats' pour illustrer l'expression 'avoir un chat dans la gorge'
 

Alors d’où vient-elle?

 

Peut être, de l’observation d’un chat roulé en boule qui permet de solliciter la variante: avoir une boule dans la gorge, ou alors, de la présence d’une sécrétion qui gêne au moment de parler et fait ressembler les sons qui sortent à un miaulement ou un enrouement.

 

Pas si sûr, mais c’est vrai qu’il existe tellement d’expressions avec le mot chat, qu’on pourrait donner notre langue au chat! 🙂

 

En fait, l’origine de l’expression « avoir un chat dans la gorge » vient de l’expression « avoir un maton dans la gorge », qui a ensuite été dérivée sur un jeu de mot en matou et donc finalement en chat.
En ancien français, un maton c’est du lait caillé, on utilise d’ailleurs toujours ce terme dans l’industrie pour le maton de pâte à papier ou le maton de laine qui se forme lors du cardage. Ce sont des amas de petites masses agglomérées, des sortes de grumeaux. On comprend alors mieux d’où vient cette expression.

Source : Allociné


Papa, dis-moi, pourquoi gagne-t-on des médailles aux JO ?

A l’origine, il n’y avait pas de médailles. Comment ? En fait, aux premiers JO, dans la Grèce Antique, les gagnants recevaient une branche de palmier dans leurs mains tandis que des rubans rouges étaient noués autour de leur tête. A l’époque moderne, aux JO de 1896, on voit apparaître les médailles, mais les rameaux d’olivier sont toujours présents, accompagnés d’un diplôme. Le premier est récompensé par une médaille d’argent, le second par une décoration en bronze ou en cuivre, le tout avec une branche de laurier. Aux JO de 1900, les vainqueurs recoivent des coupes et des trophées au lieu des médailles. Mais, c’est en 1904, aux Jeux Olympiques de Saint-Louis, qu’apparaissent les médailles d’or, d’argent et de bronze, qui deviennent alors un standard. Pour renouer avec la tradition, aux JO de 2004, les instances du CIO décidérent de récompenser les gagnants par une couronne de lauriers en plus des médailles.

Médailles

Mais pourquoi est-on passé du rameau aux médailles ?
La médaille a été instaurée, pour remplacer les branches de laurier en tant que gain. Ainsi, ces décorations en or, en argent ou en bronze étaient le gain des trois gagnants. De plus, elle représentait la puissance de la nation.

Mais pourquoi cet ordre ?
L’ordre est relative, en fait, aux valeurs des décorations des gagnants. Ainsi, pour le premier, la médaille est composée d’or, qui coûte plus que l’argent puis le bronze.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis moi, pourquoi dit-on qu’ouvrir un parapluie à l’intérieur porte malheur ?

 

Rien à voir avec le film de 1964, de Jacques Demy, les Parapluies de Cherbourg ! 🙂

 

 C’est ce qu’on appelle une superstition, c’est à dire une croyance en des forces occultes et surnaturelles qui pourraient apporter la chance ou le malheur, comme par exemple, le fait de briser un miroir amènerait sept ans de malheur ou bien le fait de trouver un trèfle à quatre feuilles apporterait de la chance.

 

L’origine de cette superstition pourrait avoir son origine auprès des marchands de parapluies eux-mêmes, qui l’aurait inventée pour que les gens ne fassent pas sécher leurs parapluies à l’intérieur, ainsi ils espéraient que les baleines en métal rouilleraient plus facilement, et les gens obligés d’acheter des parapluies plus souvent.

 
Parapluie
 

On peux néanmoins trouver une origine plus ancienne à cette superstition, elle serait dérivée d’une superstition de l’Egypte ancienne. Les égyptiens ont en effet inventés des sortes d’ombrelles pour les protéger du soleil, de part sa forme elles faisaient penser à la voûte céleste, dont la déesse est Nout, petite-fille du Dieu-soleil Atoum et, seuls le pharaon et quelques élus avaient le droit de s’y abriter. L’ombre ainsi portée au sol était en effet sacrée et le fait au commun des mortels d’y poser le pied était de très mauvais augure.

 

Nous pouvons également remonter au 18ème siècle à Londres, pour trouver une origine de cette superstition. Tout simplement, à l’époque, le mécanisme d’ouverture du parapluie était sec et rapide, et les baleines en fer, étaient mince et effilées, on a donc inventé cette superstition pour éviter les accidents et cela s’est transmis de générations en générations. Le bon sens nous dit tout simplement qu’ouvrir un parapluie à l’intérieur est dangereux, on risque au mieux d’envoyer valser des objets, au pire de blesser quelqu’un.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis moi, pourquoi la Saint Valentin est la fête des amoureux ?

La Saint-Valentin est connu pour être la fête de l’Amour et des amoureux. Mais pour connaître d’où vient cette association, il faut remonter le temps et l’histoire jusqu’à la Grèce Antique. A cette époque, Février était la période qui symbolisait la fécondité. Plus tard, quand les Romains envahirent la Grèce, la tradition évolua vers un rituel où des prêtres caressaient les jeunes femmes avec du poil de chèvre pour leur apporter la fertilité. On suppose que le côté amoureux de la Saint Valentin vient de cette époquer par le fait que les religieux se promenaient nus pour apporter la bénédiction. A notre époque, ce sont plutôt les cadeaux, les petits mots et les fleurs qui ont remplacé ce rite.

La plupart des fêtes chrétiennes ont remplacé des fêtes païennes. A l’origine, la Saint-Valentin était célébré pour les célibataires et non pour les amoureux. Le 14 février, les jeunes filles non-mariées se cachaient aux alentours de leur village et se cachaient. La mission des jeunes hommes célibataires étaient alors de les trouver. Les couples ainsi formées étaient soit formées pour la soirée, soit se mariaient dans l’année.

Saint Valentin

Mais pourquoi le saint de ce jour est le saint Valentin ? Ce saint était un prêtre chrétien, mort vers l’année 270. Selon l’histoire, il aurait été condamné à mort par l’empereur Claude II. Pourquoi ? Ce prêtre consacrait des mariages chrétiens. Mais ces Chrétiens, une fois mariés, refusaient de partir à la guerre afin de ne pas quitter et rester avec leurs familles. L’empereur a alors interdit ces mariages, mais le prêtre Valentin s’y refusa et continua clandestinement. Il est donc mort après avoir consacré sa vie à défendre l’amour et le mariage chrétien. Il aura fallu attendre l’année 1496 que le Pape Alexandre VI le déclare Saint Patron des Amoureux.

Source : Wikimedia Commons


Papa, dis moi, pourquoi dit-on « pleurer comme une Madeleine » ?

Maman te dit quelque fois d’arrêter de pleurer comme une Madeleine, quand tu te mets à chouiner pour tout et n’importe quoi quand tu es fatigué.

Qu’est ce que ça signifie ?

On dit en général d’une personne qu’elle pleure comme une Madeleine lorsqu’on trouve qu’elle pleure de façon excessive et que ce n’est pas justifié.

D’où provient cette expression?

Rien à voir avec les célèbres petits gâteaux ovales sucrés à pâte molle, bombés sur le dessus, et Madeleine Paulmier, cuisinière de son état à Commercy en Lorraine qui en fût la créatrice, et qui leur donnât son prénom.
Rien à voir non plus avec la célèbre madeleine que Marcel Proust décrit dans son livre du côté de chez Swann, éloge à des petits évènements comme le goût un morceau de madeleine trempé dans le thé, qui fait ressurgir des souvenirs d’enfance chargés d’émotions.

Madeleine
Dans notre expression, la Madeleine, avec un M majuscule, est une référence à la Bible. Il s’agit de Marie, de la ville de Magdala, plus tard nommée Marie Madeleine, ancienne prostituée devenue disciple du Christ après lui avoir confessé, en pleurs, toutes ses fautes. Au Moyen Âge, où l’histoire biblique était très présente, faire semblant de regretter une faute commise, pleurnicher, se disait « faire sa Madeleine ».
L’expression « pleurer comme une Madeleine », plus récente, date du début du XIXème siècle et n’a retenu que l’abondance des pleurs. La première apparition de cette locution semble être dû à Honoré de Balzac au XIXe siècle, dans son livre La comédie humaine.

Source: Wikimedia Commons