Papa, dis moi …

Papa, dis-moi pourquoi lorsqu’on cuit un crabe pour le manger sa carapace devient rouge ?

Tu as adoré, cet été, jouer dans les rochers, et tu y as découvert des crabes. Tu te poses la question pourquoi ils ont une carapace sombre alors que ceux que Papy fait au déjeuner ont une carapace rouge ?
C’est parce qu’ils ont eu chaud à la cuisson et ont rougi! 😉 Mais non je te taquine. Il y a une explication bien scientifique à cela.
Il nous faut parler d’une molécule présente dans la carapace des crabes, l’Astaxanthine. Elle est aussi présente dans les crevettes, le saumon, dans certaines algues, et même dans les plumes des flamands roses !
C’est un pigment, au même titre que le bêta-carotène qui donne sa couleur orange aux carottes.
L’Astaxanthine est solubles dans les graisses et l’huile. Chez les crustacés, comme le crabe, la couleur rouge n’apparaît généralement pas chez l’animal vivant car la molécule est entourée d’une protéine lui donnant une coloration sombre. Pour cuisiner un crabe, comme tu le sais, on le plonge dans l’eau bouillante, ce qui a pour effet de dérouler les chaînes de protéines, on dit qu’elles sont dénaturées, et cela libére la molécule d’Astaxanthine: les crabes deviennent alors rouges.


Papa, dis-moi c’est quoi la couche d’ozone ?

Tu sais quand tu portais des couches autour de toi quand tu faisais tes besoins. La couche d’ozone, c’est un peu la même chose pour la Terre. Je te taquine encore… enfin pas complètement. En fait, la couche d’ozone est une partie de l’atmosphère qui se trouve au dessus des nuages. Elle commence à environ 10 kilomètres du sol, est haute d’environ 40 kilomètres et est composée… d’ozone. Ce gaz est un gaz constitué de molécules d’oxygène. Contrairement à l’oxygène, l’ozone est un gaz toxique pour l’Homme. Mais à quoi sert l’ozone et cette couche ? Son but principal est d’absorber une grande partie des rayons ultraviolet B et C envoyés par le Soleil. Ces rayons sont ceux qui sont le plus dangereux pour la peau des humains, car ils provoquent divers cancers de la peau, des brûlures et peuvent même engendrer de la cécité. Ils sont aussi dangereux pour tous les organismes vivants sur Terre avec une baisse de la photosynthèse pour les végétaux et donc de la production, des mutations de l’ADN chez certains animaux. Cet ozone est le « bon » ozone. Le « mauvais » ozone est celui généré par l’activité humaine : industries, véhicules avec gaz d’échappement. Il se situe dans l’atmosphère juste en dessous du « bon » ozone.
Un souci existe au niveau de la couche d’ozone : il y a un trou. Il a été causé par les CFC ou les ChloroFluoroCarbures et par les gaz halons que l’on utilise principalement dans les aérosols et dans les systèmes réfrigérants. Ce trou atteint une taille d’environ 20 millions kilomètres² (soit plus de deux fois la taille du Canada) en été et se situe au dessus de l’Antarctique. Un second existe en Arctique du côté asiatique. Pour agir contre ce trou, de nombreux pays appliquent le protocole de Montréal (1987) qui régule l’utilisation des gaz à effet de serre.


Papa, dis-moi pourquoi le savon fait des bulles ?

Comme c’est rigolo de faire des bulles de savon dans son bain. Il suffit de prendre un peu de savon dans les mains, le faire mousser avec un peu d’eau, faire un rond avec tes doigts, tu verras une fine pellicule s’y former et en soufflant doucement, tu arriveras à voir une bulle se former et s’envoler.

Bulles de savon
Bulles de savon

Mais pourquoi cela est-il possible ?
Pour répondre à cette question, il faut faire un peu de chimie.
Mais qu’est ce que c’est la chimie ?
La chimie est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière. Comme tu le sais, nous, la terre, les animaux, les plantes, sommes composés de molécules, et ces molécules peuvent interagir entre elles et former de nouveaux composants.
Dans notre cas, pour fabriquer du savon, on fait ce qu’on appelle une réaction de saponification. Il s’agit d’une réaction chimique entre une matière grasse, comme de l’huile ou du beurre, et une base comme la soude ou la potasse.
Pour la fabrication de savon solide, on utilise la soude. Pour la fabrication de savon liquide, on utilise la potasse.
Pourquoi alors quand on fait mousser le savon avec de l’eau, est-il possible de faire des bulles ?
Il s’agit du résultat de sa composition chimique. Les molécules qui le composent sont dites amphiphiles, elles sont constituées d’une chaîne d’atomes de carbone, et cette chaîne a une extrémité qui repousse l’eau dites hydrophobe et une extrémité qui attire l’eau dites hydrophile.
C’est là qu’entre en jeux une loi physique qu’on appelle la force de London qui maintient une cohésion entre les parties hydrophobes de la molécule de savon. La bulle est donc formée d’eau qui est maintenue entre deux couches de savon par la partie hydrophile de celui-ci.
Cette cohésion est cependant fragile, il est facile d’éclater une bulle de savon. Et comme c’est amusant de jouer à faire des bulles et courir après pour les faire éclater dans le jardin avec papa et maman ! 🙂


Papa, dis-moi pourquoi les hirondelles se posent sur les fils ?

Oh ! Cela doit être mis au courant des dernières news du groupe. Non, je rigole. Régulièrement, à l’automne, tu peux voir des hirondelles se poser sur les fils électriques. Il faut imaginer cela comme un point de ralliement. Car juste avant l’hiver, les hirondelles comme d’autres oiseaux vont migrer vers le sud pour trouver la chaleur. Donc juste avant de partir, elles se regroupent sur les fils électriques.

Hirondelles sur fil
Hirondelles sur fil


Papa, dis-moi pourquoi les pistes d’athlétisme sont-elles rouges ?

Cet été, tu as dû voir les championnats d’Europe d’athlétisme et tu as pu voir des pistes d’athlétisme, et tu te demandes pourquoi elles sont de couleur rouge.
Tout d’abord une piste d’athlétisme est souvent en plein air, elle est de surface plane et ovale, et elle est de longueur officielle de 400 m.
Contrairement à ce qu’on pense, elle n’a pas été et n’est pas toujours en polyuréthane rouge.
Avant les années 1960, les pistes étaient en sable ou en cen­drée, soit rouge en brique pilée, soit grise avec un mélange de terre et de cen­dres broyées, plus rare­ment verte, en gazon.
C’est pour les jeux Olympiques de Mexico en 1968 qu’on voit apparaître pour la première fois les pistes avec leur couleur si caractéristique. D’ailleurs, ce revêtement fût inventé à l’époque pour… les courses de chevaux dans les hippodromes!
En effet, à la fin des années 50, la société 3M du Minnesota, était diri­gée par William Mc Knight, un pas­sionné de cour­ses de che­vaux. Il inventa un revêtement lisse et régulier pour éviter les blessures des pur-sang. Cette solution fût néanmoins abandonnée car bien trop coûteuse pour les hippodromes. Elle restait néanmoins adaptée aux pistes d’athlétisme.