Papa, dis moi…

Papa, dis-moi, c’est quoi la religion ?

Oh là là, je sens la question qui peut amener au conflit. Comment pourrais te parler de religion ? Je vais d’abord te parler de la foi. La foi, c’est quand tu crois très fort en quelque chose même sans l’avoir vu. C’est comme pour le Père Noël, tu ne l’as jamais vu mais pour toi, il existe. Donc tu as foi dans le Père Noël. Maintenant la religion, c’est comme cette foi est cultivé, comment tu l’entretiens, comment tu vois le monde à travers cette croyance. Pour continuer avec le Père Noël, tu cultives cette croyance en faisant un sapin, et en y accrochant des boules et en décorant la maison (avec un goût certain), et en attendant le jour de Noël. Tu l’entretiens en faisant ton calendrier de l’Avent et pour toi, durant cette période, le monde est plein de joie et de partage.
Il y a plusieurs types de religion : il y a les monothéistes et les polythéistes. Il y a aussi l’athéisme qui est l’absence de croyance envers un dieu. Dans ce cas, on voit souvent le monde de manière plus cartésienne et basé sur les faits. Quand on parle de monothéisme ou polythéisme, c’est le nombre de dieux qui importe. Ainsi, les anciens grecs et romains étaient polythéistes car il croyait que le monde était régi par plusieurs dieux. Comme religion moderne polythéiste, il y a l’hindouisme, connu pour être une des plus vieilles religions du monde. D’un autre côté, il y a les religions monothéistes : le christianisme, l’islam ou le judaïsme, ainsi que de nombreux autres. Dans ce cas, la religion est basé sur une seule divinité. Dans toutes ces religions, elles sont basées sur un livre considéré comme sacré et qui sont la base de la Religion, dictant le culte : le Coran pour les musulmans, la Bible pour les chrétiens, le Tanakh pour les juifs.
La religion est, au final, le fait de croire en l’existence d’une ou plusieurs divinités, créatrices du monde ainsi qu’une manière de vivre en suivant les règles écrites dans le livre sacré relatif à la religion plus ou moins à la lettre.

Symbole des religions

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Papa, dis-moi, pourquoi les chiens ont souvent l’initiale identique ?

Hou là ! La bonne question que tu poses. Il faut tout d’abord savoir que cela n’est pas que pour les chiens mais aussi pour les chevaux, et seulement pour ceux de race. Que veut dire « de race » ? Un chien de race est un animal dont on peut tracer le pedigree, c’est-à-dire l’arbre généalogique de parenté, via le Livre des Origines. Pour la France, on peut remonter l’origine de certains chiens jusqu’en 1885 car c’est à cette époque que l’inscription à ce Livre des Origines a débuté. Quand un chien n’est pas dit « de race », on dit qu’il est « croisé ». Pour être inscrit dans ce livre, un chien de race doit répondre à plusieurs critères : avoir, bien entendu, une trace de leur pedigree via un certificat de naissance, se faire confirmé la race vers l’âge de 12 à 15 mois en fonction de la race. Généralement, ces chiens de race portent un nom. Ce nom a une première lettre fixée selon la réglementation définie par les instances canines nationales. Cette première lettre variera en fonction de l’année de naissance, mais aussi du pays. Ainsi, en 2014, un chien né cette année portait un nom commençant par « J » en France, mais par un « N » en Belgique, ou un « L » au Luxembourg. Par contre, en France, certaines lettres ont été supprimés dû à la complexité de trouver un nom : « K », « Q », « W », « X », « Y » et « Z ». Mais cette première lettre peut varier en fonction d’autres critères. Ainsi, en Suisse, cela dépend de la portée. Pour une première portée d’un éleveur, les chiens auront un nom commençant par « A » ; pour une seconde portée, cela commencera par « B », etc. Tous les chiens d’une même portée porteront alors la même initiale. Mais attention, aucun nom d’un chien d’un élevage helvète ne pourra être réutilisé pendant 10 ans. Donc pour les chiens, on a le Livre des Origines ; pour les chevaux, on a le StudBook ; pour les chats, on a le Livre Officiel des Origines Félines ; pour les animaux dont l’espèce est menacé, on a, au niveau européen, l’European StudBook.

Chiens de race : West Siberian Laika

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Papa, dis-moi, c’est quoi la politique ?

Je sens le sujet épineux. Mais je vais essayer de l’aborder en le comparant à ton école. Imagine que ta classe doive élire un délégué pour le représenter. Ce sera l’équivalent du président de la République. Mais pour cela, il faut des candidats : ce sera une ou plusieurs personnes qui veut prendre le poste avec ses avantages, ses inconvénients et ses responsabilités. Mais comment choisir entre chaque candidat ? En politique, chaque candidat va faire son programme : ce sera ce qu’il va essayer de changer dans l’environnement qui l’entoure. Ainsi, dans ton cas, ce sera réussir à avoir une récré plus longue, ou faire des activités éducatives marrantes. Mais ce programme n’est qu’une promesse. Ainsi, la promesse peut être tenue ou pas, cela peut être du à l’environnement qui change avec un nouveau maître qui ne veut pas certains changement, ou parce que l’élève élu est un menteur et qu’il voulait juste être élu. La politique, c’est cet ensemble : un système où des gens élisent une personne pour les représenter et représenter leurs idées, c’est aussi une bataille entre différents programmes. Car deux élèves peuvent avoir des idées différentes : ainsi l’un veut des récrés plus longues, et moins de visites à l’extérieur, et l’autre, c’est l’inverse. Dès lors, les deux candidats doivent s’opposer. Leurs programmes vont s’opposer dans la tête des électeurs, les autres élèves. Mais il peut y avoir quand même égalité : on organise souvent à ce moment là un débat. Cela permet aux deux électeurs de démonter le programme de l’autre et de prouver lequel semble le meilleur aux yeux du candidat. A ce moment là, aux yeux des électeurs, un programme doit souvent se distinguer plus que l’autre, et c’est pour cette personne que les électeurs vont voter. Si ce n’est pas le cas, soit ils ne voteront pas, soit ils voteront contre un programme ou un candidat.

Parlement Européen : le jeu de la politique au niveau européen

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Papa, dis moi, c’est quoi le mois du blanc ?

Et voilà les fêtes de fin d’année sont terminées! Nous voilà en 2015, et on voit fleurir des publicités un peu partout sur le mois du blanc, mais qu’est ce que c’est exactement ?
C’est une tradition qui tombe pendant la période de l’arrivée de la neige, mais pour autant rien à voir avec le terme de blanc. Il faut remonter au 19ème siècle pour en trouver l’origine. A l’époque, le blanc était tout simplement le linge de maison qui était de couleur blanche d’où son nom. C’était d’une part parce que les teintures des tissus étaient rares car ces techniques ont été importés depuis les pays étrangers par les explorateurs, par exemple comme l’Inde, bien avant que les colorants de synthèse soient développés, et d’autre part parce que le linge blanc était plus facile à laver. Et oui, pas encore de machines à laver à l’époque! 😉
Les lavandières lavaient le linge à la main, au lavoir, pour les autres personnes sur commande de ces dernières. Le lavoir était un lieu de réunion, c’était un bassin qui était public, alimenté en eau, par un cours d’eau, une rivière ou une source, ils possédaient souvent une cheminée, qui produisait de la cendre, les cendres de cette cheminée servaient à blanchir le linge. Les lavandières disposaient aussi d’un savon de Marseille et de cristaux de soude.
Le linge de maison était certes blanc, mais à l’époque il était souvent brodé des initiales des propriétaires.
De nos jours, le linge de maison est très coloré, mais on continue à parler du blanc!

Au_Bon_Marché_-_General_view

C’est Aristide Bourcicaut, fils de chapelier normand, fondateur à Paris en 1852, avec son épouse, d’un grand magasin proposant plus de choix que les simples échoppes de l’époque et qu’il appelle le « Bon Marché », qui eu l’idée de remplir ses rayons vidés à Noël, par du linge de maison blanc, spécialement conçu pour cette période et à prix promotionnel. Nous étions, à cette époque, en pleine renaissance des manufactures, après la révolution qui les fît péricliter, la révolution industrielle facilita le développement des filatures.
Maintenant, il n’y a plus qu’à profiter des bonnes affaires du mois de blanc pour s’équiper, et bien décorer nos intérieurs, car le mois de janvier est aussi un mois pendant lequel on aime bien le cocooning ! 😉

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Papa, dis-moi, pourquoi j’ai la peau qui flétrit sous l’eau ?

Mais tout simplement, parce que tu es en train de muer comme un serpent… Maintenant que je t’ai fait peur, je vais te raconter la vérité. Quand tu restes trop longtemps dans l’eau, tes doigts se plissent. Mais pourquoi ? En fait, il y a deux théories.
La première se base sur la kératine. A cet endroit, ta peau est plus fine et donc va se détendre plus facilement. Il faut savoir que ta peau a plusieurs couches : l’épiderme, le derme et l’hypoderme. Celle que tu vois s’appelle l’épiderme. Celle qui est située en dessous de l’épiderme s’appelle le derme. Et la dernière située le plus en profondeur est donc l’hypoderme. Les différentes couches contiennent de la kératine qui est une molécule qui absorbe l’eau. La kératine fonctionne un peu comme une éponge. Après avoir absorbé beaucoup d’eau, elle va saturer. C’est principalement l’épiderme qui va en absorber la plus grande quantité. Le derme situé en profondeur en absorbera moins. Par conséquent, le derme contiendra moins d’eau que l’épiderme. Ce dernier, gonflé par l’eau, occupe alors un volume plus important que le derme, mais sur la même surface. Si ce gonflement était uniforme, c’est-à-dire qu’il aurait absorbé une quantité identique d’eau à chaque endroit de la peau, ton doigt semblerait alors un peu plus gros. Mais la peau n’est pas une uniforme, elle est tendue dans le sens de la longueur. L’épiderme gonfle alors en suivant le sens de la peau : il va gondoler pour tenir. On observe facilement ce flétrissement autant au niveau des mains et des pieds car c’est là que la kératine se renouvelle le plus.
La seconde théorie, qui semble la plus acceptée, se base sur notre évolution. Il s’agirait d’un processus commandé par le système nerveux et causé par la contraction des vaisseaux sanguins, qui permettrait ainsi à la peau plissée d’avoir une meilleure accroche sur les objets dans l’eau.

Peau

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