Papa, dis moi …

Papa, dis-moi pourquoi frappe-t-on 3 coups au théatre ?

Quand, au début d’une pièce de théatre, tu te demandes ce qu’il se passe quand tu entends ces trois coups, c’est simplement le début. La première question est pourquoi taper. La réponse à ce pourquoi est simple : on utilise un bâton, appelé brigadier, pour attirer l’attention du public vers la scène, juste avant le lever du rideau. Mais pourquoi taper trois coups ? Cette tradition a dès lors deux origines possibles. La première remonte au Moyen-Âge à l’époque le théatre et le métier de comédien étaient mal vu par l’Eglise. Afin de conjurer les sanctions de l’Eglise, les comédiens tapaient trois coups au sol accompagnés d’un “Au nom du père”, d’un “Au nom du fils”, et “du Saint-Esprit”, représentant la Sainte Trinité. L’autre origine remonte à l’Ancien Régime où le théatre était executé devant la Cour du Roi. A cette époque, trois saluts étaient fait avant le déroulé de la pièce : un premier vers la prétendante, un deuxième vers le machiniste et un dernier salut vers le public. Trois saluts pour trois coups. Pour la petite histoire, la Comédie Française tape six coups au lieu de trois afin de rappeler qu’elle est la réunion originelle de deux troupes en 1680 : celle de l’Hôtel de Bourgogne, et celle de l’Hôtel Guénégaud. Pour finir, je vais expliquer pourquoi le bâton se nomme un brigadier. En fait, il fait référence aux équipes de machinistes, cachés en coulisses au théatre, qui sont organisés en brigades, dirigé par un brigadier. Ce bâton est ainsi un moyen de rassembler les équipes pour le début d’un spectacle comme le ferait un chef d’équipe.


Papa, dis-moi pourquoi les étoiles scintillent ?

Le soir quand tu regardes le ciel, tu peux y voir plusieurs choses : les étoiles, des planètes et les satellites que l’Homme a envoyé dans l’espace. Dans notre cas, ce sont les étoiles qui nous intéressent. Car quand on les regarde avec plus d’attention, certains étoiles semblent scintiller plus ou moins régulièrement que d’autres et de manière totalement irrégulières. En fait, ce scintillement est dû à notre atmosphère. Je vais t’expliquer. Prenons une étoile. La lumière de celle-ci part dans toutes les directions dont celle de notre Terre. Lorsqu’elle arrive près de la Terre, elle a parcouru une longue ligne droite sauf qu’elle doit affronter notre atmosphère. A cause de certaines turbulences de l’air que ce soient dûes à des variations de température ou de pression, cette ligne droite a désormais quelques petites déviations qui continue jusqu’à notre oeil. Mais pour celui-ci, ces micro-déplacements sont considérées comme si la source de la lumière c’est-à-dire l’étoile se déplaçait elle-même, comme si elle tremblait. Concernant l’importance du clignotement, cela est plus relatif à la distance de l’étoile jusqu’à la Terre : plus l’étoile est proche, plus l’oeil aura capté de rayons lumineux provenant de cette étoile, plus on considérera qu’elle scintille fort.


Papa, dis-moi pourquoi les avions laissent des traces ?

Certaines fois quand tu te lèves et que tu vas à l’école, tu vois des traces blanches dans le ciel qu’ont laissé des avions sur leur passage. On les appelle des traînées de condensation. Comme je te l’ai expliqué dans l’article sur le manque d’air en altitude, plus on monte en altitude, plus la température est basse. Comme les avions utilisent des moteurs à réaction, la combustion du kérosène, qui est le carburant pour les avions, a pour effet de créer de la vapeur d’eau. Sauf qu’à cette altitude, la vapeur d’eau gèle immédiatement formant ainsi des petites particules de glace. La condition a la création de ces cristaux est qu’il faut que l’atmosphère soit trés humide (100 à 130% de sursaturation), et une température inférieur à -30°C. Si la sursaturation est inférieur à 100%, il n’y aura pas de traînées. Par contre, si elle est supérieure à 130%, un nuage peut se former.


Papa, dis-moi depuis quand on porte des bijoux ?

Pour répondre à ta question, je dirais depuis que l’Homme est Homme. Pour cela, il faut remonter à la Préhistoire. Ainsi les plus anciennes traces de bijoux remontent à 75000 ans : c’étaient de simples coquillages percés retrouvés en Afrique du Sud. Dans l’Antiquité, avec l’apparition du métal et tout particulièrement de l’or, les bijoux vont devenir plus raffinés. On en retrouve tout autour de la Méditérannée, en Afrique de l’Ouest et même dans l’actuelle Colombie. L’utilisation des métaux et surtout l’or donne naissance à une nouvelle méthode de conception de bijoux appelée l’orfèvrerie. Déjà à l’époque, le raffinement et le travail des bijoux étaient une preuve de richesse et donc de pouvoir. Avec le Moyen-Âge et la pénurie d’or en Europ, le travail de l’or se perfectionne mais quasiment qu’au service de l’Eglise avec des représentations de la Bible ou de saints. Les perles et les pierres précieuses commencent à agrémenter fortement les bijoux. Pour un nouveau changement dans le monde des bijoux en dehors du style, il faudra attendre l’ère de l’Industrialisation et le XIXè siècle. A cette époque, le port des bijoux se démocratise et rend ainsi accessible des bijoux qui étaient auparavant considéré comme du luxe. Les différents styles du XIXè siècle s’appliquent aux bijoux en passant par l’Art Nouveau (1900 - 1918) et l’Art déco (1919 - 1929). La seconde guerre mondiale va geler l’industrie du bijou, mais l’après-guerre et l’apparition de nouveaux matériaux va relancer la bijouterie qui désormais se divise en trois catégories : la joaillerie pour des pièces uniques avec des matériaux de luxe, la bijouterie fantaisie pour des pièces en série avec des matériaux non nobles comme la bakélite, et la bijouterie artisanale pour des pièces uniques avec toutes sortes de matériaux.


Papa, dis-moi c'est quoi le parkour ?

Alors… c’est une trés bonne question. Je dirais que le parkour est une autre manière de se déplacer. Quand tu te déplaces dans la rue pour aller dans un autre lieu, tu marches sur le trottoir et tu passes sur les passages piétons. Pour ceux qui font du parkour, ils vont comme toi aller d’un point A à un point B mais d’une manière plus efficace : ils ne vont pas contourner un obstacle, ils vont passer au dessous ou au travers ; ils ne vont faire le tour d’un bloc d’immeubles pour aller dans une autre rue, ils vont escalader l’immeuble. Le parkour a plusieurs noms comme “Free Running” ou “Art du déplacement”. Au final, c’est une nouvelle manière de penser la ville et le mobilier urbain. Evidemment, il faut faire attention car c’est un vrai sport qui demande beaucoup d’entraînements, de dépassement et de connaissances de soi. C’est un sport qui, je trouve, a de belles valeurs comme la tolérance et l’entraide mais aussi la bienveillance et le respect que ce soit envers les autres usagers de la ville ou envers l’environnement que les sportifs vont utiliser pour se déplacer.